{"id":12030,"date":"2025-05-25T00:03:48","date_gmt":"2025-05-25T00:03:48","guid":{"rendered":"https:\/\/latrespace.com\/analyse-du-sonnet-18-de-shakespeare-dois-je-te-comparer\/"},"modified":"2025-05-25T00:03:48","modified_gmt":"2025-05-25T00:03:48","slug":"analyse-du-sonnet-18-de-shakespeare-dois-je-te-comparer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/analyse-du-sonnet-18-de-shakespeare-dois-je-te-comparer\/","title":{"rendered":"Analyse du Sonnet 18 de Shakespeare : \u00ab\u00a0Dois-je te comparer&#8230;?\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Le premier vers, \u00ab Shall I compare thee to a summer&rsquo;s day? \u00bb, est sans doute l&rsquo;un des plus c\u00e9l\u00e8bres de toute la po\u00e9sie anglaise. Il \u00e9voque instantan\u00e9ment un sentiment de douce comparaison, une contemplation r\u00e9fl\u00e9chie de la beaut\u00e9, et le d\u00e9but d&rsquo;une d\u00e9claration d&rsquo;affection. Ce vers est la porte d&rsquo;entr\u00e9e du Sonnet 18 de William Shakespeare, une pierre angulaire de son recueil et une exploration intemporelle de l&rsquo;amour, de la beaut\u00e9, des ravages du temps, et du pouvoir durable de l&rsquo;art. Ce sonnet fait partie de la s\u00e9quence du \u00ab\u00a0Fair Youth\u00a0\u00bb (Sonnets 1-126), consid\u00e9r\u00e9e comme adress\u00e9e \u00e0 un jeune homme, bien que ses th\u00e8mes universels r\u00e9sonnent \u00e0 travers les si\u00e8cles et les contextes. Sa popularit\u00e9 durable vient de son langage trompeusement simple masquant des id\u00e9es profondes sur la mortalit\u00e9 et l&rsquo;immortalit\u00e9.<\/p>\n<p>Fondamentalement, le Sonnet 18 pose une question puis y r\u00e9pond, rejetant finalement la comparaison initiale. Il passe de la beaut\u00e9 \u00e9ph\u00e9m\u00e8re de la nature \u00e0 la beaut\u00e9 apparemment \u00e9ternelle de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9, et enfin, au m\u00e9canisme qui accorde cette \u00e9ternit\u00e9 : le po\u00e8me lui-m\u00eame. Comprendre ce parcours n\u00e9cessite une lecture attentive de sa structure, de son imagerie et de son langage, r\u00e9v\u00e9lant la ma\u00eetrise magistrale de Shakespeare de la forme du sonnet. \u00c9tudier la <a href=\"https:\/\/latrespace.com\/shakespear-poetry\/\">po\u00e9sie de Shakespeare<\/a> am\u00e8ne souvent les lecteurs \u00e0 ce sonnet en particulier, un point d&rsquo;entr\u00e9e parfait dans son g\u00e9nie lyrique.<\/p>\n<p>Voici le texte int\u00e9gral du Sonnet 18 :<\/p>\n<p>Shall I compare thee to a summer&rsquo;s day? Thou art more lovely and more temperate: Rough winds do shake the darling buds of May, And summer&rsquo;s lease hath all too short a date: Sometime too hot the eye of heaven shines, And often is his gold complexion dimmed; And every fair from fair sometime declines, By chance or nature&rsquo;s changing course untrimmed; But thy eternal summer shall not fade, Nor lose possession of that fair thou owest; Nor shall Death brag thou wander&rsquo;st in his shade, When in eternal lines to time thou growest: So long as men can breathe or eyes can see, So long lives this, and this gives life to thee.<\/p>\n<h3>Structure et Forme : Un Sonnet Shakespearien<\/h3>\n<p>Le Sonnet 18 adh\u00e8re strictement \u00e0 la forme qui porte d\u00e9sormais le nom de Shakespeare : le sonnet shakespearien ou anglais. Cette structure se compose de quatorze vers \u00e9crits en pentam\u00e8tre iambique, divis\u00e9s en trois quatrains (strophes de quatre vers) et un couplet final rim\u00e9 (strophe de deux vers). Le sch\u00e9ma de rimes est ABAB CDCD EFEF GG.<\/p>\n<p>Les quatrains d\u00e9veloppent g\u00e9n\u00e9ralement un th\u00e8me ou un argument, tandis que le couplet fournit une r\u00e9solution, un r\u00e9sum\u00e9 ou un revirement \u2013 connu sous le nom de <em>volta<\/em> ou tournant. Dans le Sonnet 18, les deux premiers quatrains d\u00e9taillent pourquoi l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 est <em>sup\u00e9rieur<\/em> \u00e0 un jour d&rsquo;\u00e9t\u00e9, mettant en \u00e9vidence l&rsquo;impermanence et les imperfections de l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Le troisi\u00e8me quatrain introduit l&rsquo;id\u00e9e que la beaut\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 est \u00e9ternelle. La <em>volta<\/em> se produit entre le troisi\u00e8me quatrain et le couplet, o\u00f9 le m\u00e9canisme de cette vie \u00e9ternelle est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 : le po\u00e8me lui-m\u00eame. Cette structure de <a href=\"https:\/\/latrespace.com\/sonnet-poem-by-william-shakespeare\/\">po\u00e8me sonnet de William Shakespeare<\/a> standard fournit un cadre clair pour la progression logique du po\u00e8me.<\/p>\n<h3>Premier Quatrain : La Comparaison \u00c9chou\u00e9e<\/h3>\n<p>La question d&rsquo;ouverture, \u00ab Shall I compare thee to a summer&rsquo;s day? \u00bb, \u00e9tablit le concept central du po\u00e8me. Le locuteur rejette imm\u00e9diatement la comparaison dans le deuxi\u00e8me vers : \u00ab Thou art more lovely and more temperate. \u00bb L&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 surpasse l&rsquo;\u00e9t\u00e9 non seulement en beaut\u00e9 (\u00ab more lovely \u00bb) mais aussi en r\u00e9gularit\u00e9 et mod\u00e9ration (\u00ab more temperate \u00bb). L&rsquo;\u00e9t\u00e9, malgr\u00e9 son association conventionnelle avec la beaut\u00e9 et la chaleur, est imparfait.<\/p>\n<p>Les deux vers suivants dans le premier quatrain d\u00e9taillent ces d\u00e9fauts : \u00ab Rough winds do shake the darling buds of May, \/ And summer&rsquo;s lease hath all too short a date. \u00bb L&rsquo;\u00e9t\u00e9 est introduit non seulement comme beau, mais aussi comme fragile et \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Les \u00ab darling buds of May \u00bb (boutons ch\u00e9ris de mai) sugg\u00e8rent une beaut\u00e9 nouvelle et ch\u00e9rie, pourtant ceux-ci sont vuln\u00e9rables aux \u00ab rough winds \u00bb (rudes vents). La dur\u00e9e de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 est transitoire, un \u00ab lease \u00bb (bail) qui expire \u00ab all too short \u00bb (bien trop courte). Cela introduit le th\u00e8me du temps et de l&rsquo;impermanence, contrastant fortement avec la permanence implicite des qualit\u00e9s de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9.<\/p>\n<h3>Deuxi\u00e8me Quatrain : Les Imperfections de l&rsquo;\u00c9t\u00e9<\/h3>\n<p>Le deuxi\u00e8me quatrain continue de d\u00e9manteler l&rsquo;id\u00e9e de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 comme l&rsquo;\u00e9talon ultime de la beaut\u00e9 en soulignant ses incoh\u00e9rences et son d\u00e9clin \u00e9ventuel. \u00ab Sometime too hot the eye of heaven shines, \/ And often is his gold complexion dimmed. \u00bb Le soleil, personnifi\u00e9 comme l&rsquo;\u00ab eye of heaven \u00bb (\u0153il du ciel), peut \u00eatre excessivement chaud ou obscurci par les nuages (\u00ab his gold complexion dimmed \u00bb, son teint d&rsquo;or s&rsquo;obscurcit). Cette imagerie souligne davantage la variabilit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 et son manque de fiabilit\u00e9 en tant que symbole de beaut\u00e9 parfaite.<\/p>\n<p>Les deux derniers vers de ce quatrain \u00e9largissent la port\u00e9e au-del\u00e0 de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 pour englober toute beaut\u00e9 naturelle : \u00ab And every fair from fair sometime declines, \/ By chance or nature&rsquo;s changing course untrimmed. \u00bb Ici, \u00ab fair \u00bb (beau) fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la beaut\u00e9. Le locuteur affirme que toute beaut\u00e9, dans la nature, est sujette au d\u00e9clin (\u00ab declines \u00bb) en raison d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements impr\u00e9visibles (\u00ab chance \u00bb) ou du cycle naturel de d\u00e9composition (\u00ab nature&rsquo;s changing course \u00bb, cours changeant de la nature). \u00ab Untrimmed \u00bb (d\u00e9pouill\u00e9) sugg\u00e8re d\u00e9pouill\u00e9 d&rsquo;ornement ou d&rsquo;essence, perdant sa beaut\u00e9. Ce quatrain renforce l&rsquo;id\u00e9e que la beaut\u00e9 naturelle est intrins\u00e8quement temporaire et vuln\u00e9rable au passage du temps.<\/p>\n<h3>Troisi\u00e8me Quatrain : L&rsquo;\u00c9t\u00e9 \u00c9ternel de l&rsquo;\u00catre Aim\u00e9<\/h3>\n<p>Ayant \u00e9tabli les limites de la beaut\u00e9 naturelle et l&rsquo;in\u00e9vitabilit\u00e9 du d\u00e9clin, le troisi\u00e8me quatrain introduit la qualit\u00e9 exceptionnelle de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 : sa beaut\u00e9 n&rsquo;est pas sujette \u00e0 ces lois naturelles. \u00ab But thy eternal summer shall not fade, \/ Nor lose possession of that fair thou owest. \u00bb Le changement commence avec la conjonction \u00ab But \u00bb (Mais), signalant un contraste. L&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 poss\u00e8de un \u00ab eternal summer \u00bb (\u00e9t\u00e9 \u00e9ternel), une beaut\u00e9 qui ne d\u00e9clinera pas (\u00ab shall not fade \u00bb). Il ne perdra pas \u00ab possession of that fair thou owest \u00bb (possession de cette beaut\u00e9 que tu poss\u00e8des), ce qui signifie qu&rsquo;il ne perdra pas la beaut\u00e9 qu&rsquo;il poss\u00e8de. Cette beaut\u00e9 est d\u00e9peinte comme une qualit\u00e9 permanente, contrairement au bail temporaire de l&rsquo;\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Les deux vers suivants introduisent la menace ultime \u2013 la mort \u2013 et d\u00e9clarent audacieusement la victoire de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 sur elle : \u00ab Nor shall Death brag thou wander&rsquo;st in his shade, \/ When in eternal lines to time thou growest. \u00bb Personnifiant la Mort, le locuteur affirme que la Mort ne pourra pas revendiquer l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 et le forcer dans son \u00ab shade \u00bb (ombre). La raison de ce triomphe est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e dans le dernier vers du quatrain : l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 grandit avec le temps <em>dans<\/em> des \u00ab eternal lines \u00bb (vers \u00e9ternels). C&rsquo;est le premier indice explicite que le po\u00e8me lui-m\u00eame est la source de cette immortalit\u00e9.<\/p>\n<h3>Le Couplet : Immortalit\u00e9 par le Vers<\/h3>\n<p>Le couplet fournit la r\u00e9solution culminante, d\u00e9clarant explicitement comment la beaut\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 atteint l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. \u00ab So long as men can breathe or eyes can see, \/ So long lives this, and this gives life to thee. \u00bb L&rsquo;immortalit\u00e9 accord\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 est directement li\u00e9e \u00e0 la survie et \u00e0 la lecture du po\u00e8me. \u00ab This \u00bb (Ceci) fait r\u00e9f\u00e9rence au po\u00e8me lui-m\u00eame. Tant qu&rsquo;il y aura des gens vivants pour lire (\u00ab men can breathe or eyes can see \u00bb, les hommes peuvent respirer ou leurs yeux voir), le po\u00e8me (\u00ab this \u00bb) vivra, et en vivant, il maintient l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 en vie (\u00ab this gives life to thee \u00bb, ceci te donnera vie).<\/p>\n<p>C&rsquo;est l&rsquo;affirmation la plus puissante du sonnet : que l&rsquo;art a la capacit\u00e9 de d\u00e9fier le temps et la mort. Le locuteur ne pr\u00e9tend pas que l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 est <em>litt\u00e9ralement<\/em> immortel dans son corps, mais que sa beaut\u00e9 et son essence, captur\u00e9es dans le po\u00e8me, continueront de vivre dans les esprits et les c\u0153urs des lecteurs tant que le langage et l&rsquo;humanit\u00e9 dureront. Ce simple couplet \u00e9l\u00e8ve le sonnet d&rsquo;un tribut personnel \u00e0 une d\u00e9claration universelle sur le pouvoir transcendant de la po\u00e9sie. Beaucoup consid\u00e8rent le Sonnet 18 parmi les <a href=\"https:\/\/latrespace.com\/short-shakespeare-poems\/\">courts po\u00e8mes de Shakespeare<\/a> les plus beaux et durables.<\/p>\n<h3>Th\u00e8mes Cl\u00e9s<\/h3>\n<p>Plusieurs th\u00e8mes interconnect\u00e9s sont explor\u00e9s dans le Sonnet 18 :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Amour et Beaut\u00e9 :<\/strong> Le po\u00e8me est un t\u00e9moignage de la beaut\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9, la d\u00e9peignant comme sup\u00e9rieure \u00e0 la beaut\u00e9 passag\u00e8re de la nature. C&rsquo;est une d\u00e9claration d&rsquo;admiration profonde.<\/li>\n<li><strong>Temps et Mortalit\u00e9 :<\/strong> Le sonnet contraste la bri\u00e8vet\u00e9 et l&rsquo;impermanence d&rsquo;un jour d&rsquo;\u00e9t\u00e9 et de la beaut\u00e9 naturelle avec le potentiel de vie \u00e9ternelle. Le temps est pr\u00e9sent\u00e9 comme une force de d\u00e9composition qui affecte tout sauf, selon le locuteur, le sujet pr\u00e9serv\u00e9 dans le vers.<\/li>\n<li><strong>Le Pouvoir de la Po\u00e9sie :<\/strong> C&rsquo;est peut-\u00eatre le th\u00e8me le plus significatif dans le contexte des sonnets de Shakespeare. Le po\u00e8me affirme explicitement qu&rsquo;il est le v\u00e9hicule pour accorder l&rsquo;immortalit\u00e9. C&rsquo;est un m\u00e9ta-commentaire sur l&rsquo;art de la po\u00e9sie elle-m\u00eame et sa capacit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9server, honorer et rendre \u00e9ternel ce qui est beau et aim\u00e9. Cela refl\u00e8te un th\u00e8me courant dans la po\u00e9sie de la Renaissance, influenc\u00e9e par des \u00e9crivains classiques comme Horace. Tandis que d&rsquo;autres types de litt\u00e9rature existent, comme des <a href=\"https:\/\/latrespace.com\/summaries-of-great-expectations\/\">r\u00e9sum\u00e9s de Great Expectations<\/a> qui documentent des r\u00e9cits, la po\u00e9sie comme le Sonnet 18 vise \u00e0 immortaliser un sentiment ou un \u00e9tat d&rsquo;\u00eatre. De m\u00eame, tandis qu&rsquo;on pourrait <a href=\"https:\/\/latrespace.com\/define-pastoral-in-literature\/\">d\u00e9finir le pastoral en litt\u00e9rature<\/a> par ses th\u00e8mes de la vie rurale, le th\u00e8me central ici est la transcendance de la mortalit\u00e9 par l&rsquo;art.<\/li>\n<\/ol>\n<h3>Figures de Style<\/h3>\n<p>Shakespeare emploie plusieurs figures de style pour renforcer le sens et l&rsquo;impact du po\u00e8me :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Comparaison :<\/strong> Le premier vers, \u00ab Shall I compare thee to a summer&rsquo;s day? \u00bb, est une comparaison directe, bien que le reste du po\u00e8me argumente contre l&rsquo;ad\u00e9quation de cette comparaison.<\/li>\n<li><strong>M\u00e9taphore :<\/strong> La beaut\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 est appel\u00e9e un \u00ab eternal summer \u00bb (\u00e9t\u00e9 \u00e9ternel), une m\u00e9taphore soutenue qui contraste avec l&rsquo;\u00e9t\u00e9 litt\u00e9ral, \u00e9ph\u00e9m\u00e8re.<\/li>\n<li><strong>Personnification :<\/strong>\n<ul>\n<li>\u00ab Rough winds do shake the darling buds of May \u00bb : Les vents se voient attribuer un r\u00f4le actif, presque violent.<\/li>\n<li>\u00ab the eye of heaven shines \u00bb : Le soleil est personnifi\u00e9 comme ayant un \u00ab eye \u00bb (\u0153il).<\/li>\n<li>\u00ab Often is his gold complexion dimmed \u00bb : Nouvelle personnification du soleil.<\/li>\n<li>\u00ab Nor shall Death brag thou wander&rsquo;st in his shade \u00bb : La Mort est personnifi\u00e9e comme un conqu\u00e9rant qui pourrait se \u00ab brag \u00bb (vanter) de r\u00e9clamer des victimes.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Imagerie :<\/strong> Des images \u00e9vocatrices de la nature sont utilis\u00e9es \u2013 \u00ab darling buds \u00bb (boutons ch\u00e9ris), \u00ab rough winds \u00bb (rudes vents), le soleil resplendissant et obscurci \u2013 pour cr\u00e9er un contraste saisissant avec l&rsquo;id\u00e9e abstraite de la beaut\u00e9 durable de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Allit\u00e9ration :<\/strong> Exemples incluent \u00ab Rough winds \u00bb, \u00ab fair from fair \u00bb, \u00ab Death brag \u00bb.<\/li>\n<li><strong>Assonance :<\/strong> R\u00e9p\u00e9tition des sons vocaliques, tel que le son &lsquo;a&rsquo; dans \u00ab Shall I compare thee to a summer&rsquo;s day. \u00bb<\/li>\n<li><strong>Hyperbole :<\/strong> L&rsquo;affirmation que la beaut\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 durera \u00e9ternellement \u00e0 travers le po\u00e8me est une forme d&rsquo;hyperbole, une exag\u00e9ration d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e pour effet po\u00e9tique.<\/li>\n<\/ul>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/latrespace.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/07402a.webp\" alt=\"Illustration repr\u00e9sentant une figure sereine au milieu de formes abstraites et fluides, sugg\u00e9rant la nature \u00e9ph\u00e9m\u00e8re du temps ou de l&#039;inspiration.\" width=\"200\" height=\"252\" \/><em class=\"cap-ai\">Illustration repr\u00e9sentant une figure sereine au milieu de formes abstraites et fluides, sugg\u00e9rant la nature \u00e9ph\u00e9m\u00e8re du temps ou de l&#039;inspiration.<\/em><\/p>\n<h3>H\u00e9ritage et Interpr\u00e9tation<\/h3>\n<p>Le Sonnet 18 reste l&rsquo;un des po\u00e8mes les plus accessibles et les plus aim\u00e9s de Shakespeare. Son argument central sur le pouvoir de l&rsquo;art \u00e0 transcender le temps a r\u00e9sonn\u00e9 profond\u00e9ment aupr\u00e8s des lecteurs et des artistes pendant des si\u00e8cles. Tandis que certaines interpr\u00e9tations acad\u00e9miques explorent sa place dans la s\u00e9quence enti\u00e8re des sonnets, son message autonome est clair et universellement attrayant. La popularit\u00e9 durable du vers \u00ab Shall I compare thee \u00bb t\u00e9moigne du d\u00e9sir humain fondamental de capturer et d&rsquo;immortaliser ce qui est beau et aim\u00e9. C&rsquo;est un t\u00e9moignage du g\u00e9nie de Shakespeare qu&rsquo;il ait pu condenser des id\u00e9es si profondes en seulement quatorze vers, cr\u00e9ant une \u0153uvre d&rsquo;art qui remplit sa propre proph\u00e9tie \u2013 accordant la vie \u00e9ternelle \u00e0 la beaut\u00e9 qu&rsquo;elle d\u00e9crit, non seulement pour l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9, mais pour le pouvoir de la po\u00e9sie elle-m\u00eame.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le premier vers, \u00ab Shall I compare thee to a summer&rsquo;s day? \u00bb, est sans doute l&rsquo;un des plus c\u00e9l\u00e8bres &#8230; <a title=\"Analyse du Sonnet 18 de Shakespeare : \u00ab\u00a0Dois-je te comparer&#8230;?\u00a0\u00bb\" class=\"read-more\" href=\"https:\/\/latrespace.com\/fr\/analyse-du-sonnet-18-de-shakespeare-dois-je-te-comparer\/\" aria-label=\"Read more about Analyse du Sonnet 18 de Shakespeare : \u00ab\u00a0Dois-je te comparer&#8230;?\u00a0\u00bb\"> <\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6960,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[59],"tags":[],"class_list":["post-12030","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-poemes","generate-columns","tablet-grid-50","mobile-grid-100","grid-parent","grid-25"],"lang":"fr","translations":{"fr":12030,"en":6959,"de":12062,"es":14325},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12030","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12030"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12030\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6960"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12030"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12030"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12030"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}