{"id":13454,"date":"2025-05-25T11:40:57","date_gmt":"2025-05-25T11:40:57","guid":{"rendered":"https:\/\/latrespace.com\/lamour-chez-shakespeare-sonnets-poemes-et-leur-attrait-eternel\/"},"modified":"2025-05-25T11:40:57","modified_gmt":"2025-05-25T11:40:57","slug":"lamour-chez-shakespeare-sonnets-poemes-et-leur-attrait-eternel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/lamour-chez-shakespeare-sonnets-poemes-et-leur-attrait-eternel\/","title":{"rendered":"L&rsquo;amour chez Shakespeare : Sonnets, po\u00e8mes et leur attrait \u00e9ternel"},"content":{"rendered":"<p>William Shakespeare, le Barde d&rsquo;Avon, demeure une figure in\u00e9gal\u00e9e dans le monde de la litt\u00e9rature, et son exploration des \u00e9motions humaines, en particulier l&rsquo;amour, continue de r\u00e9sonner des si\u00e8cles plus tard. Bien que ses pi\u00e8ces pr\u00e9sentent souvent des imbroglios romantiques complexes, c&rsquo;est peut-\u00eatre dans sa po\u00e9sie, notamment ses sonnets, que l&rsquo;on trouve certaines des r\u00e9flexions les plus directes et profondes sur la nature multiforme de l&rsquo;amour. Cet article plonge dans <strong>l&rsquo;amour \u00e0 travers les po\u00e8mes de William Shakespeare<\/strong>, examinant comment il a saisi l&rsquo;essence de la romance, de la beaut\u00e9, de la d\u00e9votion et du passage in\u00e9vitable du temps.<\/p>\n<p>Les sonnets de Shakespeare, publi\u00e9s en 1609, offrent une riche tapisserie de th\u00e8mes, beaucoup \u00e9tant centr\u00e9s sur l&rsquo;amour sous ses diverses formes \u2013 passionn\u00e9, platonique, durable et \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Contrairement \u00e0 de nombreux po\u00e8tes contemporains qui se concentraient sur l&rsquo;amour id\u00e9alis\u00e9, Shakespeare a souvent explor\u00e9 ses complexit\u00e9s, ses contradictions et ses aspects parfois plus sombres, r\u00e9v\u00e9lant une perspective profond\u00e9ment humaine. Comprendre son \u0153uvre implique d&rsquo;appr\u00e9cier sa ma\u00eetrise de la forme du sonnet, ses images vivantes et ses aper\u00e7us intemporels sur le c\u0153ur humain.<\/p>\n<h2>Les sonnets d&rsquo;amour de Shakespeare<\/h2>\n<p>Le recueil de 154 sonnets pr\u00e9sente un r\u00e9cit \u00e0 la structure l\u00e2che, principalement adress\u00e9 \u00e0 deux figures myst\u00e9rieuses : le Jeune Homme Clair et la Dame Brune. Bien que la nature exacte de ces relations soit d\u00e9battue, de nombreux sonnets expriment une affection profonde, de l&rsquo;admiration et souvent, un amour tourment\u00e9.<\/p>\n<h3>La forme du sonnet et la ma\u00eetrise de Shakespeare<\/h3>\n<p>Shakespeare a employ\u00e9 la forme du sonnet anglais (ou shakespearien), qui se compose de 14 vers \u00e9crits en pentam\u00e8tre iambique, g\u00e9n\u00e9ralement avec un sch\u00e9ma de rimes ABAB CDCD EFEF GG. La structure permet le d\u00e9veloppement d&rsquo;une id\u00e9e ou d&rsquo;un argument dans les trois premiers quatrains, culminant dans un couplet final qui fournit souvent un r\u00e9sum\u00e9, une tournure ou une r\u00e9solution. L&rsquo;analyse de la structure du po\u00e8me et de son <a href=\"https:\/\/latrespace.com\/rhyme-scheme-the-raven\/\">sch\u00e9ma de rimes<\/a> peut r\u00e9v\u00e9ler des couches de sens plus profondes.<\/p>\n<p>Explorons quelques sonnets sp\u00e9cifiques qui expriment puissamment les th\u00e8mes de l&rsquo;amour.<\/p>\n<h3>Sonnets d&rsquo;amour embl\u00e9matiques d\u00e9di\u00e9s au Jeune Homme Clair<\/h3>\n<p>Beaucoup des sonnets d&rsquo;amour les plus c\u00e9l\u00e9br\u00e9s de Shakespeare sont consid\u00e9r\u00e9s comme \u00e9tant adress\u00e9s \u00e0 un jeune homme. Ces po\u00e8mes louent souvent la beaut\u00e9, plaident pour la procr\u00e9ation et explorent le pouvoir du vers \u00e0 immortaliser l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Sonnet 18 : \u00ab Comparerai-je ton \u00eatre \u00e0 un jour d\u2019\u00e9t\u00e9 ? \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Probablement le sonnet le plus c\u00e9l\u00e8bre, ce po\u00e8me est une expression in\u00e9gal\u00e9e de l&rsquo;amour durable qui d\u00e9fie les limites du temps et de la nature.<\/p>\n<pre><code>Comparerai-je ta personne \u00e0 un jour d'\u00e9t\u00e9 ?\nTu es plus aimable et plus temp\u00e9r\u00e9 :\nLes vents rudes secouent les chers bourgeons de mai,\nEt le bail de l'\u00e9t\u00e9 a une date bien trop courte :\nParfois, l'\u0153il du ciel brille trop chaud,\nEt souvent son teint d'or est assombri ;\nEt toute beaut\u00e9 d\u00e9cline parfois de sa beaut\u00e9,\nPar hasard ou par le cours changeant de la nature d\u00e9munie ;\nMais ton \u00e9t\u00e9 \u00e9ternel ne s'\u00e9vanouira pas,\nNi ne perdra possession de cette beaut\u00e9 que tu poss\u00e8des ;\nNi la Mort ne se vantera que tu erres dans son ombre,\nQuand dans des vers \u00e9ternels au temps tu grandiras :\n   Alors aussi longtemps que les hommes pourront respirer ou les yeux voir,\n   Alors aussi longtemps vit ceci, et ceci te donne vie.<\/code><\/pre>\n<p>Ce sonnet passe d&rsquo;une comparaison apparemment simple \u00e0 une audacieuse affirmation de la sup\u00e9riorit\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 sur l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Les \u00ab vers \u00e9ternels \u00bb du po\u00e8me lui-m\u00eame deviennent le v\u00e9hicule pour immortaliser la beaut\u00e9 du jeune homme, garantissant qu&rsquo;elle vivra \u00ab Alors aussi longtemps que les hommes pourront respirer ou les yeux voir \u00bb. Le message du po\u00e8me est clair : le pouvoir de la po\u00e9sie transcende la d\u00e9ch\u00e9ance caus\u00e9e par le temps et la nature. L&rsquo;utilisation de m\u00e9taphores comme le \u00ab bail de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 \u00bb et la personnification de la Mort contribuent \u00e0 son imagerie puissante.<\/p>\n<p><strong>Sonnet 116 : \u00ab Que rien ne me soit obstacle au mariage de deux \u00e2mes \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Ce sonnet offre une d\u00e9finition de l&rsquo;amour vrai et constant, se tenant comme l&rsquo;un des po\u00e8mes les plus cit\u00e9s sur le sujet de la d\u00e9votion in\u00e9branlable.<\/p>\n<pre><code>Que rien ne me soit obstacle au mariage de deux \u00e2mes ;\nAmour n'est point amour\nQui s'alt\u00e8re quand il rencontre un changement,\nOu s'infl\u00e9chit avec le l\u00e2che qui s'\u00e9loigne :\nOh non ! c'est une borne toujours fixe\nQui regarde les temp\u00eates sans jamais trembler ;\nC'est l'\u00e9toile de toute barque errante,\nDont la valeur est inconnue, bien que sa hauteur soit prise.\nL'amour n'est pas le fou du Temps, bien que les l\u00e8vres et les joues roses\nEntrent dans le cercle de sa faucille courbe ;\nAmour ne s'alt\u00e8re point avec ses br\u00e8ves heures et semaines,\nMais il endure jusqu'aux confins du jugement dernier.\n   Si cela est erreur et que je suis prouv\u00e9,\n   Je n'ai jamais \u00e9crit, ni aucun homme n'a jamais aim\u00e9.<\/code><\/pre>\n<p>Ici, Shakespeare d\u00e9finit l&rsquo;amour par ce qu&rsquo;il <em>n&rsquo;est pas<\/em>. Il ne change pas lorsque les circonstances changent, et ne c\u00e8de pas lorsque l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 est infid\u00e8le (\u00ab s&rsquo;infl\u00e9chit avec le l\u00e2che qui s&rsquo;\u00e9loigne \u00bb). L&rsquo;amour vrai est \u00ab une borne toujours fixe \u00bb, comme un phare ou l&rsquo;\u00e9toile du Nord, guidant les navires perdus (\u00ab barque errante \u00bb) \u00e0 travers les temp\u00eates. Il est immunis\u00e9 contre le pouvoir destructeur du Temps, r\u00e9sistant \u00e0 la \u00ab faucille courbe \u00bb qui fauche la beaut\u00e9 juv\u00e9nile. La certitude in\u00e9branlable exprim\u00e9e dans le couplet final (\u00ab Si cela est erreur&#8230; Je n&rsquo;ai jamais \u00e9crit, ni aucun homme n&rsquo;a jamais aim\u00e9 \u00bb) en fait un puissant t\u00e9moignage de l&rsquo;id\u00e9al de l&rsquo;amour durable.<\/p>\n<p><strong>Sonnet 105 : \u00ab Que mon amour ne soit pas appel\u00e9 idol\u00e2trie \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Ce sonnet s&rsquo;oppose \u00e0 l&rsquo;accusation d&rsquo;idol\u00e2trie, affirmant que son amour est constant et vrai, concentr\u00e9 sur un objet de louange unique et immuable : la bont\u00e9, l&rsquo;amabilit\u00e9 et la beaut\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9.<\/p>\n<pre><code>Que mon amour ne soit pas appel\u00e9 idol\u00e2trie,\nNi ma bien-aim\u00e9e montr\u00e9e comme une idole,\nPuisque toutes mes chansons et louanges sont semblables\n\u00c0 un seul, d'un seul, toujours tel, et toujours ainsi.\nAimable est mon amour aujourd'hui, aimable demain,\nToujours constant en une merveilleuse excellence ;\nC'est pourquoi mon vers, \u00e0 la constance confin\u00e9,\nExprimant une chose, laisse de c\u00f4t\u00e9 la diff\u00e9rence.\n\u00ab Belle, aimable, et vraie \u00bb, est tout mon argument,\n\u00ab Belle, aimable, et vraie \u00bb, variant avec d'autres mots ;\nEt dans ce changement s'\u00e9puise mon invention,\nTrois th\u00e8mes en un, ce qui offre une port\u00e9e merveilleuse.\n   Belle, aimable, et vraie, ont souvent v\u00e9cu seules,\n   Lesquelles trois, jusqu'ici, n'ont jamais \u00e9t\u00e9 vues ensemble.<\/code><\/pre>\n<p>La r\u00e9p\u00e9tition de \u00ab Belle, aimable, et vraie \u00bb souligne les vertus singuli\u00e8res que l&rsquo;orateur trouve chez l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9. Son amour n&rsquo;est pas de l&rsquo;idol\u00e2trie car il est dirig\u00e9 vers une excellence immuable et constante. Il affirme que son talent po\u00e9tique (\u00ab invention \u00bb) est uniquement concentr\u00e9 sur l&rsquo;expression de ces trois qualit\u00e9s, trouvant une \u00ab port\u00e9e merveilleuse \u00bb m\u00eame dans cette limitation. Le couplet final \u00e9l\u00e8ve l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 en sugg\u00e9rant que ces vertus sont rarement trouv\u00e9es ensemble, impliquant leur perfection unique. Ce sonnet met en \u00e9vidence l&rsquo;amour comme une force qui per\u00e7oit et c\u00e9l\u00e8bre les vertus fondamentales plut\u00f4t que la vari\u00e9t\u00e9 superficielle.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres sonnets adress\u00e9s au jeune homme, comme le Sonnet 23 (exprimant l&rsquo;amour par le silence) et le Sonnet 31 (incorporant les \u00eatres chers perdus dans l&rsquo;image du c\u0153ur de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9), contribuent \u00e9galement \u00e0 ce portrait complexe d&rsquo;affection et d&rsquo;admiration.<\/p>\n<h3>Sonnets contemplant le Temps et l&rsquo;Amour<\/h3>\n<p>Plusieurs sonnets abordent le pouvoir destructeur du temps et la mani\u00e8re dont l&rsquo;amour ou la po\u00e9sie pourraient y r\u00e9sister.<\/p>\n<p><strong>Sonnet 123 : \u00ab Non, Temps, tu ne te vanteras pas que je change ! \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Ce sonnet d\u00e9fie directement le pouvoir du Temps, affirmant la constance de l&rsquo;orateur et la nature durable de ses sentiments, qui ne sont pas sujets \u00e0 l&rsquo;influence du Temps ou aux archives historiques.<\/p>\n<pre><code>Non ! Temps, tu ne te vanteras pas que je change :\nTes pyramides b\u00e2ties avec nouvelle puissance\nNe sont pour moi rien de nouveau, rien d'\u00e9trange ;\nElles ne sont que des atours d'une vue ancienne.\nNos dates sont br\u00e8ves, et c'est pourquoi nous admirons\nCe que tu nous imposes de vieux,\nEt plut\u00f4t nous les faisons na\u00eetre \u00e0 notre d\u00e9sir,\nQue de penser qu'en leurs valeurs \u00e2g\u00e9es elles retiennent\nL'Art apr\u00e8s limage, mode, ou rapide coup d'\u0153il :\nCe que je d\u00e9daigne, et m\u00e9prise, toi, ta fiert\u00e9,\nEt tout en louange de la v\u00e9rit\u00e9 serait confin\u00e9.\nMon amour est frais, et non expir\u00e9 par le temps ;\n   Pourtant fais de ton mieux, vieux Temps : malgr\u00e9 ton tort,\n   Mon amour dans mon vers vivra toujours jeune.<\/code><\/pre>\n<p>Dans le Sonnet 123, l&rsquo;orateur d\u00e9fie le Temps, dont les tentatives de changement ou d&rsquo;impression sont consid\u00e9r\u00e9es comme de simples \u00ab atours \u00bb superficiels. Il rejette l&rsquo;admiration des choses simplement parce qu&rsquo;elles sont vieilles, affirmant que son amour est \u00ab frais, et non expir\u00e9 par le temps \u00bb. Le couplet final est un d\u00e9fi direct au Temps, proclamant que malgr\u00e9 les efforts du Temps (\u00ab malgr\u00e9 ton tort \u00bb), son amour, pr\u00e9serv\u00e9 dans sa po\u00e9sie (\u00ab dans mon vers \u00bb), restera \u00e9ternellement jeune. Cela renforce le th\u00e8me r\u00e9current du pouvoir de la po\u00e9sie \u00e0 accorder l&rsquo;immortalit\u00e9. L&rsquo;analyse du langage utilis\u00e9 pour personnifier et d\u00e9fier le Temps peut approfondir notre compr\u00e9hension du message du po\u00e8me.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres sonnets comme le 60 (comparant le temps aux vagues sur un rivage) et le 65 (demandant comment la beaut\u00e9 peut r\u00e9sister au temps) explorent davantage cette tension entre la nature \u00e9ph\u00e9m\u00e8re de la vie et de la beaut\u00e9 et le d\u00e9sir de quelque chose d&rsquo;\u00e9ternel.<\/p>\n<h3>Chants d&rsquo;amour dans les pi\u00e8ces de Shakespeare<\/h3>\n<p>Au-del\u00e0 des sonnets, les pi\u00e8ces de Shakespeare contiennent des chants lyriques qui abordent des th\u00e8mes d&rsquo;amour, ajoutant souvent une profondeur \u00e9motionnelle ou un contrepoint th\u00e9matique \u00e0 l&rsquo;action.<\/p>\n<p><strong>Extrait de <em>La Nuit des Rois<\/em>, Acte 2 Sc\u00e8ne 3 : \u00ab \u00d4 ma ma\u00eetresse \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Ce chant, interpr\u00e9t\u00e9 par Feste le fou, offre une perspective classique de <em>carpe diem<\/em> (cueille le jour) sur l&rsquo;amour et la jeunesse.<\/p>\n<pre><code>\u00d4 ma ma\u00eetresse, o\u00f9 vas-tu errante ?\n\u00d4 reste et \u00e9coute, ton amour vrai vient,\nQui peut chanter haut et bas.\nNe trotte pas plus loin, jolie douce ;\nLes voyages finissent par la rencontre des amants,\nTout homme sage sait cela.\n\nQu'est-ce que l'amour ? Ce n'est pas pour plus tard,\nLa gaiet\u00e9 pr\u00e9sente a le rire pr\u00e9sent,\nCe qui est \u00e0 venir est toujours incertain.\nDans le d\u00e9lai, il n'y a pas d'abondance,\nAlors viens m'embrasser, douce et vingt ans,\nLa jeunesse est une \u00e9toffe qui ne durera pas.<\/code><\/pre>\n<p>Le chant contraste l&rsquo;attente et le d\u00e9lai avec l&rsquo;urgence de profiter de l&rsquo;amour \u00ab Pr\u00e9sent \u00bb car \u00ab La jeunesse est une \u00e9toffe qui ne durera pas \u00bb. C&rsquo;est une simple supplique m\u00e9lodique d&#8217;embrasser l&rsquo;amour maintenant avant que le temps ne fasse son \u0153uvre. Les questions \u00ab Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;amour ? Ce n&rsquo;est pas pour plus tard \u00bb soulignent une vision pragmatique, ax\u00e9e sur le pr\u00e9sent, qui contraste avec l&rsquo;amour plus complexe et durable parfois d\u00e9crit dans les sonnets. Son inclusion dans une pi\u00e8ce remplie de confusion romantique et de quiproquos ajoute des couches \u00e0 son message apparemment simple.<\/p>\n<h2>L&rsquo;attrait durable de la po\u00e9sie d&rsquo;amour de Shakespeare<\/h2>\n<p>Pourquoi <strong>l&rsquo;amour dans les po\u00e8mes de William Shakespeare<\/strong> continue-t-il de captiver les lecteurs ? Son \u0153uvre transcende les simples d\u00e9clarations d&rsquo;affection. Il explore la vuln\u00e9rabilit\u00e9, la joie, la douleur et la complexit\u00e9 inh\u00e9rentes \u00e0 l&rsquo;amour d&rsquo;une autre personne. Son langage, bien que n\u00e9cessitant parfois une <a href=\"https:\/\/latrespace.com\/analysis-of-the-raven-by-stanza\/\">analyse<\/a> attentive, est riche en m\u00e9taphores, comparaisons et images puissantes qui parlent des exp\u00e9riences humaines universelles.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de louer la beaut\u00e9 immortelle d&rsquo;un jeune homme aim\u00e9, de d\u00e9finir la nature in\u00e9branlable de l&rsquo;amour v\u00e9ritable ou d&rsquo;encourager \u00e0 profiter de la jeunesse \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, les po\u00e8mes de Shakespeare offrent des aper\u00e7us profonds. Ils nous invitent \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 nos propres exp\u00e9riences de l&rsquo;amour, de la beaut\u00e9 et du passage du temps. Sa capacit\u00e9 \u00e0 combiner de profondes r\u00e9flexions philosophiques avec un sentiment personnel intime, le tout dans les limites de formes po\u00e9tiques strictes, t\u00e9moigne de son g\u00e9nie.<\/p>\n<h2>Explorer les sens plus profonds et les proc\u00e9d\u00e9s litt\u00e9raires<\/h2>\n<p>Les po\u00e8mes de Shakespeare se pr\u00eatent \u00e0 une exploration plus approfondie. Examiner son utilisation de proc\u00e9d\u00e9s litt\u00e9raires sp\u00e9cifiques r\u00e9v\u00e8le comment il a con\u00e7u des vers aussi percutants. Les m\u00e9taphores, comme l&rsquo;amour vu comme une \u00e9toile guide ou le temps comme une faucheuse, fournissent des liens visuels et conceptuels puissants. La personnification donne aux concepts abstraits comme le Temps et la Mort une agentivit\u00e9, les rendant des forces actives dans le r\u00e9cit de l&rsquo;amour. Le choix attentif des mots, des sons (bien que l&rsquo;accent soit moins mis sur des proc\u00e9d\u00e9s comme la <a href=\"https:\/\/latrespace.com\/internal-rhyme-example\/\">rime interne<\/a> dans ses sonnets par rapport \u00e0 d&rsquo;autres formes), et du rythme (pentam\u00e8tre iambique) contribuent \u00e0 la r\u00e9sonance \u00e9motionnelle et \u00e0 la m\u00e9morisation de ses vers.<\/p>\n<p>Comprendre <a href=\"https:\/\/latrespace.com\/what-is-the-meaning-of-the-raven-poem\/\">la signification<\/a> dans les po\u00e8mes d&rsquo;amour de Shakespeare n\u00e9cessite souvent de consid\u00e9rer le contexte \u2013 \u00e0 qui \u00e9crit-il ? De quoi parlent les po\u00e8mes environnants ? Quelles \u00e9taient les conventions de la po\u00e9sie amoureuse \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, et comment y adh\u00e9ra-t-il ou s&rsquo;en \u00e9carta-t-il ? Cette analyse contextuelle, combin\u00e9e \u00e0 une lecture attentive du texte lui-m\u00eame, permet une appr\u00e9ciation plus riche de son \u0153uvre.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/latrespace.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/nymphs03.webp\" alt=\"Peinture repr\u00e9sentant Cupidon, dieu de l&#039;amour, joyeusement li\u00e9 par des nymphes, illustrant les th\u00e8mes de la capture de l&#039;amour souvent explor\u00e9s en po\u00e9sie.\" width=\"450\" height=\"451\" \/><em class=\"cap-ai\">Peinture repr\u00e9sentant Cupidon, dieu de l&#039;amour, joyeusement li\u00e9 par des nymphes, illustrant les th\u00e8mes de la capture de l&#039;amour souvent explor\u00e9s en po\u00e9sie.<\/em><\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>La contribution de William Shakespeare au canon de la po\u00e9sie amoureuse est incommensurable. \u00c0 travers ses sonnets et ses chants, il a donn\u00e9 une voix \u00e0 la myriade d&rsquo;exp\u00e9riences de l&rsquo;amour \u2013 sa beaut\u00e9 id\u00e9alis\u00e9e, sa force in\u00e9branlable, sa bataille contre le temps et ses moments \u00e9ph\u00e9m\u00e8res. En s&rsquo;engageant avec <strong>l&rsquo;amour dans les po\u00e8mes de William Shakespeare<\/strong>, les lecteurs acqui\u00e8rent non seulement une appr\u00e9ciation de son g\u00e9nie linguistique et de sa forme po\u00e9tique, mais aussi une sagesse intemporelle sur la condition humaine. Ses mots continuent de fleurir, offrant perspicacit\u00e9 et \u00e9motion aux amateurs de po\u00e9sie \u00e0 travers les g\u00e9n\u00e9rations.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>William Shakespeare, le Barde d&rsquo;Avon, demeure une figure in\u00e9gal\u00e9e dans le monde de la litt\u00e9rature, et son exploration des \u00e9motions &#8230; <a title=\"L&rsquo;amour chez Shakespeare : Sonnets, po\u00e8mes et leur attrait \u00e9ternel\" class=\"read-more\" href=\"https:\/\/latrespace.com\/fr\/lamour-chez-shakespeare-sonnets-poemes-et-leur-attrait-eternel\/\" aria-label=\"Read more about L&rsquo;amour chez Shakespeare : Sonnets, po\u00e8mes et leur attrait \u00e9ternel\"> <\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":8760,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[59],"tags":[],"class_list":["post-13454","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-poemes","generate-columns","tablet-grid-50","mobile-grid-100","grid-parent","grid-25"],"lang":"fr","translations":{"fr":13454,"en":8759,"es":10459,"de":12946},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13454","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13454"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13454\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8760"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13454"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13454"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13454"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}