{"id":15059,"date":"2025-05-26T02:18:59","date_gmt":"2025-05-26T02:18:59","guid":{"rendered":"https:\/\/latrespace.com\/les-echos-intemporels-poemes-damour-de-shakespeare\/"},"modified":"2025-05-26T02:18:59","modified_gmt":"2025-05-26T02:18:59","slug":"les-echos-intemporels-poemes-damour-de-shakespeare","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/les-echos-intemporels-poemes-damour-de-shakespeare\/","title":{"rendered":"Les \u00c9chos Intemporels : Po\u00e8mes d&rsquo;Amour de Shakespeare"},"content":{"rendered":"<p>William Shakespeare, souvent salu\u00e9 comme le plus grand \u00e9crivain de langue anglaise, a laiss\u00e9 une empreinte ind\u00e9l\u00e9bile sur la litt\u00e9rature, notamment dans son exploration profonde de l&rsquo;amour. Si ses pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre explorent avec brio les complexit\u00e9s de la romance, de la passion et du d\u00e9sir, c&rsquo;est dans sa po\u00e9sie, et particuli\u00e8rement dans ses Sonnets, que l&rsquo;on trouve certaines de ses consid\u00e9rations les plus intimes et analytiques sur les multiples \u00e9tats du c\u0153ur. Ces po\u00e8mes sur l&rsquo;amour de William Shakespeare demeurent des points de rep\u00e8re essentiels pour comprendre non seulement les perspectives \u00e9lisab\u00e9thaines sur l&rsquo;amour, mais aussi sa nature universelle et intemporelle. Loin d&rsquo;\u00eatre de simples d\u00e9clarations d&rsquo;affection, les po\u00e8mes d&rsquo;amour de Shakespeare diss\u00e8quent l&rsquo;essence m\u00eame de l&rsquo;amour \u2013 son immortalit\u00e9, ses d\u00e9fis, ses v\u00e9rit\u00e9s et son pouvoir de transformer.<\/p>\n<p>\u00c0 travers l&rsquo;ensemble de son \u0153uvre, Shakespeare pr\u00e9sente l&rsquo;amour sous diverses formes : l&rsquo;amour id\u00e9alis\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9 dans le Sonnet 18, l&rsquo;engagement in\u00e9branlable d\u00e9fini dans le Sonnet 116, l&rsquo;affection r\u00e9aliste et peut-\u00eatre plus sinc\u00e8re du Sonnet 130, et le pouvoir transformateur de l&rsquo;amour que l&rsquo;on trouve dans le Sonnet 29. Au-del\u00e0 des sonnets, un langage po\u00e9tique impr\u00e8gne ses pi\u00e8ces, offrant des chansons et des discours qui capturent des moments fugaces ou de grandes d\u00e9clarations d&rsquo;amour. L&rsquo;\u00e9tude de ces \u0153uvres r\u00e9v\u00e8le une riche tapisserie d&rsquo;\u00e9motions humaines tiss\u00e9e avec une habilet\u00e9 linguistique in\u00e9gal\u00e9e.<\/p>\n<h2>Le Spectre de l&rsquo;Amour dans les Sonnets de Shakespeare<\/h2>\n<p>Les Sonnets de Shakespeare, un recueil de 154 po\u00e8mes publi\u00e9s en 1609, constituent peut-\u00eatre sa contribution directe la plus significative au domaine de la po\u00e9sie lyrique et, plus sp\u00e9cifiquement, des po\u00e8mes sur l&rsquo;amour. Contrairement \u00e0 beaucoup de ses contemporains qui se concentraient sur l&rsquo;amour id\u00e9alis\u00e9, souvent inaccessible, d&rsquo;une ma\u00eetresse selon la tradition p\u00e9trarquiste, Shakespeare explore un \u00e9ventail plus large de th\u00e8mes, s&rsquo;adressant \u00e0 un jeune homme (le \u00ab Fair Youth \u00bb) et \u00e0 une myst\u00e9rieuse \u00ab Dark Lady \u00bb. Dans ce cadre, il sonde la nature de l&rsquo;amour, de la beaut\u00e9, du temps, de la mortalit\u00e9 et du pouvoir de la po\u00e9sie elle-m\u00eame d&rsquo;accorder l&rsquo;immortalit\u00e9.<\/p>\n<h3>L&rsquo;Immortalisation de la Beaut\u00e9 : Sonnet 18<\/h3>\n<p>Peut-\u00eatre le plus c\u00e9l\u00e8bre de tous, le Sonnet 18 commence par une question simple et iconique :<\/p>\n<pre><code>Shall I compare thee to a summer\u2019s day?\nThou art more lovely and more temperate:\nRough winds do shake the darling buds of May,\nAnd summer\u2019s lease hath all too short a date;\nSometime too hot the eye of heaven shines,\nAnd often is his gold complexion dimm'd;\nAnd every fair from fair sometime declines,\nBy chance, or nature\u2019s changing course untrimm'd;\nBut thy eternal summer shall not fade,\nNor lose possession of that fair thou ow'st;\nNor shall Death brag thou wander'st in his shade,\nWhen in eternal lines to time thou grow'st:\n   So long as men can breathe or eyes can see,\n   So long lives this, and this gives life to thee.<\/code><\/pre>\n<p>Ce sonnet est un exemple par excellence d&rsquo;un po\u00e8me sur l&rsquo;amour qui cherche \u00e0 immortaliser l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9. Shakespeare utilise initialement des comparaisons traditionnelles \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9, mais les trouve rapidement inad\u00e9quates. La beaut\u00e9 du fair youth est sup\u00e9rieure car elle n&rsquo;est pas soumise \u00e0 l&rsquo;impermanence des saisons ou au d\u00e9clin in\u00e9vitable apport\u00e9 par le temps et le hasard. Le po\u00e8me pivote dans le troisi\u00e8me quatrain, o\u00f9 le locuteur affirme que l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 \u00e9chappera au pouvoir de la mort en vivant \u00e9ternellement dans les \u00ab eternal lines \u00bb du po\u00e8me lui-m\u00eame. Le distique final renforce cette id\u00e9e, d\u00e9clarant que tant que l&rsquo;humanit\u00e9 existera pour lire le po\u00e8me, la beaut\u00e9 et l&rsquo;essence de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 survivront. Ce sonnet entrelace magnifiquement les th\u00e8mes de l&rsquo;amour, de la beaut\u00e9, du temps et du pouvoir durable de la po\u00e9sie, pr\u00e9sentant l&rsquo;amour comme quelque chose capable de transcender la mortalit\u00e9 par l&rsquo;art. Les lecteurs souhaitant approfondir les vers romantiques intemporels pourraient \u00e9galement appr\u00e9cier de <a href=\"https:\/\/latrespace.com\/show-me-poems-about-love\/\">d\u00e9couvrir des po\u00e8mes sur l&rsquo;amour<\/a>.<\/p>\n<h3>L&rsquo;Amour, Navigateur In\u00e9branlable : Sonnet 116<\/h3>\n<p>Le Sonnet 116 offre une d\u00e9finition philosophique de l&rsquo;amour, sp\u00e9cifiquement l&rsquo;amour entre des \u00ab true minds \u00bb. C&rsquo;est l&rsquo;un des po\u00e8mes de Shakespeare les plus cit\u00e9s sur la nature de l&rsquo;affection engag\u00e9e et in\u00e9branlable :<\/p>\n<pre><code>Let me not to the marriage of true minds\nAdmit impediments. Love is not love\nWhich alters when it alteration finds,\nOr bends with the remover to remove:\nO no! it is an ever-fixed mark\nThat looks on tempests and is never shaken;\nIt is the star to every wandering bark,\nWhose worth's unknown, although his height be taken.\nLove's not Time's fool, though rosy lips and cheeks\nWithin his bending sickle's compass come;\nLove alters not with his brief hours and weeks,\nBut bears it out even to the edge of doom.\n   If this be error and upon me prov'd,\n   I never writ, nor no man ever lov'd.<\/code><\/pre>\n<p>Ce sonnet d\u00e9finit le v\u00e9ritable amour par ce qu&rsquo;il n&rsquo;est <em>pas<\/em>. Ce n&rsquo;est pas quelque chose qui change lorsque les circonstances changent, ni qui c\u00e8de aux pressions ext\u00e9rieures ou au passage du temps. Shakespeare utilise de puissantes m\u00e9taphores pour illustrer cette constance. L&rsquo;amour est une \u00ab ever-fixed mark \u00bb, comme un phare ou une \u00e9toile guide (\u00ab the star to every wandering bark \u00bb), in\u00e9branlable face aux temp\u00eates. Il est immunis\u00e9 contre le pouvoir destructeur du Temps, contrairement \u00e0 la beaut\u00e9 physique (\u00ab rosy lips and cheeks \u00bb). Le po\u00e8me pr\u00e9sente un id\u00e9al d&rsquo;amour comme une force constante et inflexible qui dure jusqu&rsquo;\u00e0 la fin des temps (\u00ab the edge of doom \u00bb). Le distique final sert d&rsquo;affirmation audacieuse ; le locuteur mise toute sa carri\u00e8re po\u00e9tique et la notion m\u00eame d&rsquo;amour sur la v\u00e9rit\u00e9 de sa d\u00e9finition. Ce sonnet se dresse comme une d\u00e9claration puissante de la constance et de la r\u00e9silience de l&rsquo;amour.<\/p>\n<h3>Une Affection Non Conventionnelle : Sonnet 130<\/h3>\n<p>Le Sonnet 130 est un \u00e9cart frappant par rapport aux po\u00e8mes d&rsquo;amour id\u00e9alis\u00e9s typiques de l&rsquo;\u00e9poque. Ici, Shakespeare pr\u00e9sente une ma\u00eetresse loin des standards conventionnels de beaut\u00e9, tout en d\u00e9clarant un amour qui est sans doute plus sinc\u00e8re :<\/p>\n<pre><code>My mistress' eyes are nothing like the sun;\nCoral is far more red than her lips' red:\nIf snow be white, why then her breasts are dun;\nIf hairs be wires, black wires grow on her head.\nI have seen roses damask'd, red and white,\nBut no such roses see I in her cheeks;\nAnd in some perfumes is there more delight\nThan in the breath that from my mistress reeks.\nI love to hear her speak, yet well I know\nThat music hath a far more pleasing sound;\nI grant I never saw a goddess go;\nMy mistress, when she walks, treads on the ground:\n   And yet, by heaven, I think my love as rare\n   As any she belied with false compare.<\/code><\/pre>\n<p>Sur un ton humoristique et r\u00e9aliste, Shakespeare d\u00e9mant\u00e8le syst\u00e9matiquement les clich\u00e9s po\u00e9tiques courants utilis\u00e9s pour louer la beaut\u00e9 d&rsquo;une amante. Les yeux, les l\u00e8vres, la poitrine, les cheveux, les joues, l&rsquo;haleine, la voix et la d\u00e9marche de sa ma\u00eetresse sont tous pr\u00e9sent\u00e9s comme r\u00e9solument non id\u00e9alis\u00e9s. Elle marche sur terre, elle n&rsquo;est pas une d\u00e9esse. Cependant, le distique final offre un tournant puissant : malgr\u00e9 toutes ces imperfections per\u00e7ues (par rapport aux standards po\u00e9tiques exag\u00e9r\u00e9s), l&rsquo;amour du locuteur est \u00ab as rare \u00bb et pr\u00e9cieux que tout amour id\u00e9alis\u00e9 d\u00e9peint avec des comparaisons fausses. Ce sonnet est une approche rafra\u00eechissante de l&rsquo;amour, valorisant l&rsquo;authenticit\u00e9 et l&rsquo;affection sinc\u00e8re plut\u00f4t que la perfection superficielle. Il sugg\u00e8re que le v\u00e9ritable amour voit et accepte la r\u00e9alit\u00e9, trouvant la beaut\u00e9 dans le vrai \u00eatre aim\u00e9 plut\u00f4t que dans un id\u00e9al imagin\u00e9.<\/p>\n<h3>L&rsquo;Amour comme R\u00e9demption : Sonnet 29<\/h3>\n<p>Le Sonnet 29 explore le pouvoir de l&rsquo;amour de sortir l&rsquo;esprit du d\u00e9sespoir. Il s&rsquo;ouvre sur un tableau de d\u00e9couragement et d&rsquo;isolement :<\/p>\n<pre><code>When, in disgrace with fortune and men's eyes,\nI all alone beweep my outcast state,\nAnd trouble deaf heaven with my bootless cries,\nAnd look upon myself and curse my fate,\nWishing me like to one more rich in hope,\nFeatur'd like him, like him with friends possess'd,\nDesiring this man's art, and that man's scope,\nWith what I most enjoy contented least;\nYet in these thoughts myself almost despising,\nHaply I think on thee, and then my state,\nLike to the lark at break of day arising\nFrom sullen earth, sings hymns at heaven's gate;\n   For thy sweet love remember'd such wealth brings\n   That then I scorn to change my state with kings.<\/code><\/pre>\n<p>Le locuteur d\u00e9crit un \u00e9tat de profond malheur \u2013 se sentant maudit par le destin, isol\u00e9, envieux des autres et se m\u00e9prisant lui-m\u00eame. Ce portrait d\u00e9taill\u00e9 de la mis\u00e8re rend la transformation de la neuvi\u00e8me ligne d&rsquo;autant plus percutante. Le simple acte de \u00ab Haply I think on thee \u00bb change compl\u00e8tement son humeur et sa perspective. Son esprit, auparavant ancr\u00e9 dans la \u00ab sullen earth \u00bb, s&rsquo;envole comme une alouette chantant \u00e0 l&rsquo;aube. Le souvenir de l&rsquo;\u00ab sweet love \u00bb de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 apporte une \u00ab wealth \u00bb spirituelle si immense que le locuteur ne voudrait pas \u00e9changer son \u00e9tat, m\u00eame avec des rois. Ce sonnet souligne la capacit\u00e9 de l&rsquo;amour \u00e0 apporter r\u00e9confort, valeur et joie, rachetant l&rsquo;individu du d\u00e9sespoir et de l&rsquo;apitoiement sur soi. Il pr\u00e9sente l&rsquo;amour non seulement comme une attraction romantique, mais aussi comme une source profonde de bien-\u00eatre \u00e9motionnel et psychologique. Certains contemporains de Shakespeare ont \u00e9galement explor\u00e9 l&rsquo;intersection de l&rsquo;\u00e9motion humaine et de la foi, offrant des parall\u00e8les int\u00e9ressants, tels que ceux trouv\u00e9s dans les <a href=\"https:\/\/latrespace.com\/resurrection-sunday-poems\/\">po\u00e8mes sur le dimanche de la R\u00e9surrection<\/a> ou un <a href=\"https:\/\/latrespace.com\/short-easter-poem-for-church\/\">po\u00e8me de P\u00e2ques court pour l&rsquo;\u00e9glise<\/a>.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/latrespace.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/nymphs02.webp\" alt=\"Cupidon li\u00e9 par les Nymphes\" width=\"750\" height=\"752\" \/><em class=\"cap-ai\">Cupidon li\u00e9 par les Nymphes<\/em><\/p>\n<h2>Expressions Po\u00e9tiques Plus Larges de l&rsquo;Amour chez Shakespeare<\/h2>\n<p>Si les Sonnets offrent l&rsquo;aper\u00e7u le plus concentr\u00e9 de la po\u00e9sie amoureuse de Shakespeare, ses pi\u00e8ces regorgent d&rsquo;un langage po\u00e9tique utilis\u00e9 pour exprimer l&rsquo;amour, le d\u00e9sir et leurs cons\u00e9quences. Les chansons dans les pi\u00e8ces servent souvent de r\u00e9sum\u00e9s lyriques d&rsquo;\u00e9tats \u00e9motionnels ou d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments th\u00e9matiques li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;amour.<\/p>\n<h3>La Certitude Rapide de l&rsquo;Amour : Extrait de \u00ab\u00a0La Nuit des Rois\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>La chanson \u00ab O Mistress mine \u00bb, chant\u00e9e par Feste dans l&rsquo;Acte 2, Sc\u00e8ne 3 de <em>La Nuit des Rois<\/em>, offre une perspective de <em>carpe diem<\/em> sur l&rsquo;amour :<\/p>\n<pre><code>O Mistress mine, where are you roaming?\nO stay and hear, your true love's coming,\nThat can sing both high and low.\nTrip no further pretty sweeting,\nJourneys end in lovers meeting,\nEvery wise man's son doth know.\n\nWhat is love? 'Tis not hereafter,\nPresent mirth hath present laughter,\nWhat's to come is still unsure.\nIn delay there lies no plenty,\nSo come kiss me sweet and twenty,\nYouth's a stuff will not endure.<\/code><\/pre>\n<p>Cette chanson, bien que simple dans sa structure compar\u00e9e \u00e0 un sonnet, est riche de son message sur la n\u00e9cessit\u00e9 de saisir l&rsquo;instant en amour. Elle exhorte l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 \u00e0 cesser de diff\u00e9rer et \u00e0 rencontrer son amant, soulignant que \u00ab Journeys end in lovers meeting \u00bb. La deuxi\u00e8me strophe passe \u00e0 une question philosophique, imm\u00e9diatement r\u00e9pondue par une focalisation sur le pr\u00e9sent : \u00ab What is love? &lsquo;Tis not hereafter, Present mirth hath present laughter. \u00bb Elle met en garde contre le d\u00e9lai, soulignant l&rsquo;incertitude de l&rsquo;avenir et la nature \u00e9ph\u00e9m\u00e8re de la jeunesse (\u00ab Youth&rsquo;s a stuff will not endure \u00bb). La chanson est un rappel poignant que l&rsquo;amour, comme la jeunesse, est \u00e9ph\u00e9m\u00e8re et devrait \u00eatre embrass\u00e9 sans h\u00e9sitation. Cet appel direct et lyrique contraste avec l&rsquo;analyse plus intellectuelle des sonnets, montrant la polyvalence de Shakespeare dans l&rsquo;expression des diverses facettes de l&rsquo;amour. Tout comme le printemps suit l&rsquo;hiver, les th\u00e8mes du renouveau et de la joie apparaissent sous diverses formes po\u00e9tiques, notamment dans les <a href=\"https:\/\/latrespace.com\/poems-for-easter-sunday\/\">po\u00e8mes pour le dimanche de P\u00e2ques<\/a> et les <a href=\"https:\/\/latrespace.com\/easter-day-poems\/\">po\u00e8mes pour le jour de P\u00e2ques<\/a>.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/latrespace.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/nymphs03.webp\" alt=\"Cupidon li\u00e9 par les Nymphes, par Kauffmann\" width=\"450\" height=\"451\" \/><em class=\"cap-ai\">Cupidon li\u00e9 par les Nymphes, par Kauffmann<\/em><\/p>\n<h2>Pourquoi les Po\u00e8mes d&rsquo;Amour de Shakespeare perdurent<\/h2>\n<p>L&rsquo;attrait durable des po\u00e8mes d&rsquo;amour de Shakespeare r\u00e9side dans leur combinaison in\u00e9gal\u00e9e de g\u00e9nie linguistique, de profondeur \u00e9motionnelle et de pertinence universelle. Il n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 aborder les complexit\u00e9s de l&rsquo;amour \u2013 son potentiel de douleur et de trahison est \u00e9galement pr\u00e9sent dans les Sonnets \u2013 mais les po\u00e8mes discut\u00e9s ici offrent des aper\u00e7us puissants sur la beaut\u00e9 de l&rsquo;amour, sa constance, son pouvoir transformateur et le d\u00e9sir de sa permanence.<\/p>\n<p>Sa ma\u00eetrise de la langue anglaise lui permet d&rsquo;articuler sentiments et id\u00e9es avec pr\u00e9cision, beaut\u00e9 et imagerie m\u00e9morable. La structure du sonnet, avec sa <em>volta<\/em> (tournant de pens\u00e9e) avant le distique final, offre une forme dynamique parfaitement adapt\u00e9e \u00e0 l&rsquo;exploration d&rsquo;un probl\u00e8me ou d&rsquo;une id\u00e9e, puis \u00e0 l&rsquo;offre d&rsquo;une r\u00e9solution ou d&rsquo;une nouvelle perspective.<\/p>\n<p>De plus, les po\u00e8mes de Shakespeare paraissent intens\u00e9ment humains. Le d\u00e9sir ardent dans le Sonnet 29, le r\u00e9alisme d\u00e9fiant dans le Sonnet 130, l&rsquo;aspiration \u00e0 une v\u00e9rit\u00e9 \u00e9ternelle dans le Sonnet 116 et le simple d\u00e9sir d&rsquo;immortalit\u00e9 dans le Sonnet 18 r\u00e9sonnent aupr\u00e8s des lecteurs \u00e0 travers les si\u00e8cles. Ils capturent l&rsquo;essence de la connexion humaine et l&rsquo;impact profond que l&rsquo;amour a sur nos vies, nos perceptions et notre place dans le monde.<\/p>\n<p>En conclusion, les po\u00e8mes sur l&rsquo;amour de William Shakespeare offrent une exploration riche et multiforme de l&rsquo;une des exp\u00e9riences les plus centrales de l&rsquo;humanit\u00e9. \u00c0 travers ses sonnets et autres \u0153uvres po\u00e9tiques, il capture l&rsquo;amour dans ses formes id\u00e9alis\u00e9es, r\u00e9alistes, in\u00e9branlables et r\u00e9demptrices, d\u00e9montrant son pouvoir de d\u00e9fier le temps, de transformer le d\u00e9sespoir et de d\u00e9finir l&rsquo;essence m\u00eame d&rsquo;une personne. Ces po\u00e8mes ne sont pas de simples artefacts historiques, mais des d\u00e9clarations vibrantes et vivantes qui continuent de parler aux c\u0153urs des lecteurs d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, prouvant le pouvoir intemporel de son art.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>William Shakespeare, souvent salu\u00e9 comme le plus grand \u00e9crivain de langue anglaise, a laiss\u00e9 une empreinte ind\u00e9l\u00e9bile sur la litt\u00e9rature, &#8230; <a title=\"Les \u00c9chos Intemporels : Po\u00e8mes d&rsquo;Amour de Shakespeare\" class=\"read-more\" href=\"https:\/\/latrespace.com\/fr\/les-echos-intemporels-poemes-damour-de-shakespeare\/\" aria-label=\"Read more about Les \u00c9chos Intemporels : Po\u00e8mes d&rsquo;Amour de Shakespeare\"> <\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":8907,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[59],"tags":[],"class_list":["post-15059","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-poemes","generate-columns","tablet-grid-50","mobile-grid-100","grid-parent","grid-25"],"lang":"fr","translations":{"fr":15059,"en":8906,"es":10639,"de":11413},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15059","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15059"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15059\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8907"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15059"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15059"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15059"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}