{"id":4739,"date":"2025-05-05T03:59:53","date_gmt":"2025-05-05T03:59:53","guid":{"rendered":"https:\/\/latrespace.com\/concours-de-haikus-2021-de-la-societe-des-poetes-classiques-gagnant-et-finalistes\/"},"modified":"2025-05-05T03:59:53","modified_gmt":"2025-05-05T03:59:53","slug":"concours-de-haikus-2021-de-la-societe-des-poetes-classiques-gagnant-et-finalistes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/latrespace.com\/fr\/concours-de-haikus-2021-de-la-societe-des-poetes-classiques-gagnant-et-finalistes\/","title":{"rendered":"Concours de ha\u00efkus 2021 de la Soci\u00e9t\u00e9 des po\u00e8tes classiques : gagnant et finalistes"},"content":{"rendered":"<p>La Soci\u00e9t\u00e9 des po\u00e8tes classiques a annonc\u00e9 les gagnants de son concours de ha\u00efkus 2021, jug\u00e9 par Margaret Coats. Cette ann\u00e9e, le nombre de soumissions a consid\u00e9rablement augment\u00e9, avec 339 po\u00e8tes ayant contribu\u00e9, t\u00e9moignant de l&rsquo;appr\u00e9ciation croissante pour cette forme po\u00e9tique concise et \u00e9vocatrice. Cet article explore le ha\u00efku gagnant et plusieurs finalistes remarquables, soulignant l&rsquo;art et les nuances saisonni\u00e8res de chaque \u0153uvre.<\/p>\n<h2>Le ha\u00efku gagnant : une tapisserie d&rsquo;ombre et de lumi\u00e8re<\/h2>\n<p>Le ha\u00efku gagnant de Joe Tessitore peint une sc\u00e8ne nocturne saisissante\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>Le brouillard enveloppe la nuit<\/p>\n<p>Tiss\u00e9 dans la brume \u00e9paisse<\/p>\n<p>Un fil de lucioles<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>L&rsquo;image du brouillard comme un linceul \u00e9voque un sentiment de myst\u00e8re et le calme profond de la nuit. Le mot \u00ab\u00a0tiss\u00e9\u00a0\u00bb souligne davantage la qualit\u00e9 dense et tangible de la brume, la transformant en un tissu sombre et \u00e9th\u00e9r\u00e9. Le dernier vers, \u00ab\u00a0Un fil de lucioles\u00a0\u00bb, introduit une lueur de lumi\u00e8re, non seulement pour \u00e9clairer la sc\u00e8ne, mais aussi pour compl\u00e9ter la m\u00e9taphore textile. Les lucioles deviennent des fils dor\u00e9s brod\u00e9s sur la toile de fond sombre du brouillard, cr\u00e9ant une d\u00e9licate tapisserie d&rsquo;ombre et de lumi\u00e8re. Ce ha\u00efku transcende la simple description, sugg\u00e9rant des th\u00e8mes plus profonds de beaut\u00e9 persistant m\u00eame dans l&rsquo;obscurit\u00e9.<\/p>\n<h2>Finalistes : une symphonie des saisons<\/h2>\n<p>Les finalistes, pr\u00e9sent\u00e9s par ordre saisonnier, offrent un \u00e9ventail diversifi\u00e9 de perspectives et de techniques po\u00e9tiques\u00a0:<\/p>\n<h3>Renouveau et perte du printemps<\/h3>\n<p>Le ha\u00efku de Sean Hickey entrelace habilement le monde naturel avec un commentaire social\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>Printemps dans les haies<\/p>\n<p>Pies occup\u00e9es \u00e0 annuler<\/p>\n<p>De nouveaux comptes Twitter<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Germain Droogenbroodt saisit la nature \u00e9ph\u00e9m\u00e8re de la beaut\u00e9 et de la libert\u00e9\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>Combien courte est la libert\u00e9<\/p>\n<p>Gagn\u00e9e par la fleur de cerisier<\/p>\n<p>Lib\u00e9r\u00e9e de la branche<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le ha\u00efku de Tracy Davidson pr\u00e9sente une image poignante de vuln\u00e9rabilit\u00e9\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>Fatigu\u00e9e, elle agite<\/p>\n<p>Le drapeau blanc de la reddition<\/p>\n<p>Papillon pris dans la toile<\/p>\n<\/blockquote>\n<h3>D\u00e9lices sensoriels de l&rsquo;\u00e9t\u00e9<\/h3>\n<p>Ravi Kivan \u00e9voque les plaisirs simples d&rsquo;un apr\u00e8s-midi d&rsquo;\u00e9t\u00e9\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>Glycine en fleurs<\/p>\n<p>Le long d&rsquo;un caf\u00e9-terrasse<\/p>\n<p>Parfum de caf\u00e9 dans l&rsquo;air<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Rachel Nel capture l&rsquo;\u00e9nergie vibrante d&rsquo;une mousson\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>Branches \u00e9cumantes de fleurs nouvelles<\/p>\n<p>Quand la pluie de mousson balaie<\/p>\n<p>Les arbres lancent leurs bouquets<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le ha\u00efku de Roy E. Peterson introduit un sentiment de malaise dans une sc\u00e8ne paisible\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>Des oursons observent des hommes<\/p>\n<p>Marchant dans un vallon bois\u00e9<\/p>\n<p>La for\u00eat frissonne<\/p>\n<\/blockquote>\n<h3>Subtiles transformations de l&rsquo;automne<\/h3>\n<p>Le ha\u00efku de Lisa White utilise une \u00e9nigme subtile pour d\u00e9peindre la saison\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>Des centaines de visages<\/p>\n<p>Se tournant vers le soleil et la graine<\/p>\n<p>Imperceptiblement<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Bruce Dale Wise utilise l&rsquo;imagination d&rsquo;un enfant pour \u00e9voquer une sensation estivale\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>Le jeune gar\u00e7on \u00e9clabousse<\/p>\n<p>Dans la piscine de l&rsquo;arri\u00e8re-cour<\/p>\n<p>Affrontant sous-marins et requins<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Darrell Lindsey offre une interpr\u00e9tation fantaisiste des corv\u00e9es automnales\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>Champ de past\u00e8ques<\/p>\n<p>Je laisse l&rsquo;\u00e9pouvantail us\u00e9<\/p>\n<p>Essayer mon chapeau de paille<\/p>\n<\/blockquote>\n<h3>R\u00e9flexions tranquilles de l&rsquo;hiver<\/h3>\n<p>Mark Philip Stone rend hommage au ma\u00eetre japonais du ha\u00efku, Issa\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>Issa, ce soir tu<\/p>\n<p>Occupes la place d&rsquo;honneur \u00e0 ma<\/p>\n<p>Table, mouche affam\u00e9e<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Plusieurs autres ha\u00efkus explorent des th\u00e8mes de souvenir, de beaut\u00e9 fugace et du r\u00e9confort de l&rsquo;hiver\u00a0: le ha\u00efku de Toshiji Kawagoe sur le jour du bombardement atomique, les \u00e9toiles filantes de Vita, le lac tranquille de Marek Kozubek, le concert de grillons de Martin Elster, les livres de Mia P. Solomonides, le canard solitaire de James Ripley, les chutes de neige urbaines de Spencer Green et le gla\u00e7on de Daniela Misso. Linette Eloff cl\u00f4t le cycle saisonnier avec un ha\u00efku sugg\u00e9rant le fr\u00e9missement d&rsquo;une nouvelle vie sous les branches nues de l&rsquo;hiver.<\/p>\n<h2>L&rsquo;art de la r\u00e9f\u00e9rence saisonni\u00e8re (kigo)<\/h2>\n<p>La juge Margaret Coats a soulign\u00e9 l&rsquo;importance de la r\u00e9f\u00e9rence saisonni\u00e8re, ou <em>kigo<\/em>, dans le ha\u00efku. Elle a mis en \u00e9vidence la fa\u00e7on dont le ha\u00efku gagnant et plusieurs finalistes int\u00e8grent efficacement des \u00e9l\u00e9ments saisonniers, non seulement en utilisant des mots sp\u00e9cifiques d&rsquo;une liste, mais en cr\u00e9ant des images \u00e9vocatrices et des allusions qui r\u00e9sonnent chez le lecteur. Cela d\u00e9montre l&rsquo;habilet\u00e9 et l&rsquo;art des po\u00e8tes \u00e0 capturer l&rsquo;essence d&rsquo;une saison particuli\u00e8re.<\/p>\n<h2>Conclusion : une c\u00e9l\u00e9bration du ha\u00efku<\/h2>\n<p>Le concours de ha\u00efkus 2021 de la Soci\u00e9t\u00e9 des po\u00e8tes classiques a pr\u00e9sent\u00e9 une riche tapisserie de talents po\u00e9tiques. Le ha\u00efku gagnant et la collection diversifi\u00e9e de finalistes d\u00e9montrent le pouvoir de cette forme concise \u00e0 \u00e9voquer des \u00e9motions profondes et \u00e0 capturer la beaut\u00e9 \u00e9ph\u00e9m\u00e8re du monde naturel. Ces ha\u00efkus nous invitent \u00e0 faire une pause, \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir et \u00e0 appr\u00e9cier les nuances subtiles de chaque saison. Ils nous rappellent le pouvoir durable de la po\u00e9sie \u00e0 nous connecter avec la nature, avec nous-m\u00eames et les uns avec les autres.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Soci\u00e9t\u00e9 des po\u00e8tes classiques a annonc\u00e9 les gagnants de son concours de ha\u00efkus 2021, jug\u00e9 par Margaret Coats. 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