Un limerick est une forme poétique enjouée et souvent absurde, connue pour sa structure concise et ses chutes humoristiques. Mais combien de vers composent un limerick ? La réponse est cinq. Ces cinq vers suivent une rime et un rythme spécifiques qui contribuent au charme unique du limerick.
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La structure d’un limerick
Les cinq vers d’un limerick adhèrent à un schéma de rimes aabba. Cela signifie que le premier, le deuxième et le cinquième vers riment ensemble, tandis que le troisième et le quatrième vers partagent une rime différente. Cette rime entrelacée crée un sentiment d’achèvement et d’attente, préparant parfaitement le terrain pour la dernière ligne souvent surprenante ou absurde.
Au-delà de la rime, le rythme d’un limerick est également essentiel à son identité. Le mètre dominant est l’anapeste, ce qui signifie que chaque pied métrique se compose de deux syllabes non accentuées suivies d’une syllabe accentuée. Le premier, le deuxième et le cinquième vers contiennent généralement trois de ces pieds métriques, tandis que les troisième et quatrième vers, plus courts, n’en ont que deux.
Un bref historique du limerick
Bien que les origines précises du limerick restent entourées de mystère, son nom serait dérivé du refrain d’une chanson de soldats irlandais du XVIIIe siècle, « Will You Come Up to Limerick? ». Cette connexion suggère un début vivant et communautaire pour la forme, avec des vers improvisés ajoutés pour un effet comique.
Edward Lear, auteur renommé de vers absurdes, est largement reconnu pour avoir popularisé le limerick au XIXe siècle. Son Book of Nonsense, publié en 1846, contenait de nombreux exemples de limericks, cimentant la structure en cinq vers et établissant l’association de la forme avec l’absurde et le fantaisiste.
Exemples de limericks
Les limericks de Lear mettaient souvent en scène des personnages excentriques et des situations extravagantes. Prenons cet exemple classique :
There was an Old Man who supposed
That the street door was partially closed;
But some very large rats
Ate his coats and his hats,
While that futile Old Gentleman dozed.
Il était une fois un vieux monsieur
Qui pensait sa porte entrouverte ;
Mais de gros rats voraces
Mangèrent ses habits et ses casques,
Pendant que ce bonhomme somnolait.
Le XXe siècle a vu une augmentation de la popularité du limerick, avec des concours et des variations apparaissant dans les magazines et autres médias. La forme s’est avérée adaptable, se prêtant même à des virelangues comme celui-ci :
A tutor who taught on the flute
Tried to teach two tooters to toot.
Said the two to the tutor,
“Is it harder to toot, or
To tutor two tooters to toot?”
Un tuteur qui jouait de la flûte
Tentait d’apprendre à deux flûtistes à flûter.
Les deux dirent au tuteur,
« Est-il plus difficile de flûter, ou
D’apprendre à deux flûtistes à flûter? »
Le limerick aujourd’hui
Le limerick continue d’être apprécié aujourd’hui pour sa brièveté, son humour et sa capacité à résumer un récit complet, quoique souvent absurde, en cinq vers. Célébrée le 12 mai, la Journée nationale du limerick offre une plateforme moderne pour partager et apprécier cette forme poétique durable.
En conclusion, le limerick, avec ses cinq vers rimés, reste un témoignage de la puissance d’un langage concis et enjoué. Sa popularité durable témoigne de l’appréciation humaine pour l’esprit, les jeux de mots et la joie pure de l’absurde.