La poésie, dans ses myriades de formes et de voix, offre une fenêtre profonde sur l’expérience humaine. Elle capture les émotions fugaces, décortique les enjeux sociétaux complexes et illumine la beauté et la brutalité du monde qui nous entoure. Pour beaucoup, la découverte de la poésie commence par la rencontre de vers ou de lignes individuelles puissantes. Mais la véritable profondeur et l’ampleur de la vision d’un poète s’épanouissent souvent pleinement au sein d’une collection de poèmes soigneusement sélectionnés. Ces recueils ne sont pas qu’un simple regroupement d’œuvres individuelles, mais un agencement délibéré qui construit des thèmes, explore des techniques évolutives et présente la trajectoire d’un esprit créatif. Un recueil de poésie soigneusement assemblé peut être un voyage en soi, guidant le lecteur à travers des paysages de pensée et de sentiment que des poèmes isolés ne peuvent qu’évoquer. Trouver les meilleurs de ces recueils, cependant, peut être un défi délicieux dans le vaste paysage des œuvres publiées. Qu’est-ce qui fait qu’une collection se démarque ? Est-ce la maîtrise technique, la résonance émotionnelle, la forme innovante ou la perspicacité profonde ? Souvent, c’est un mélange harmonieux de ces éléments, créant une œuvre qui perdure dans l’esprit et le cœur bien après que la dernière page soit tournée.
Contents
- Les dix meilleurs recueils
- Anne Carson, Nox (2010)
- Terrance Hayes, Lighthead (2010)
- Tracy K. Smith, Life on Mars (2011)
- Natalie Diaz, When My Brother Was an Aztec (2012)
- Natasha Trethewey, Thrall (2012)
- Mary Szybist, Incarnadine (2013)
- Claudia Rankine, Citizen: An American Lyric (2014)
- Robin Coste Lewis, Voyage of the Sable Venus (2015)
- Ocean Vuong, Night Sky with Exit Wounds (2016)
- Danez Smith, Don’t Call Us Dead (2017)
- Opinions dissidentes
- C.D Wright, One with Others (2010)
- Mark Leidner, Beauty Was the Case They Gave Me (2011)
- Cathy Park Hong, Engine Empire (2012)
- Eduardo C. Corral, Slow Lightning (2012)
- Patricia Lockwood, Motherland Fatherland Homelandsexuals (2014)
- Ross Gay, Catalog of Unabashed Gratitude (2015)
- Ada Limón, Bright Dead Things (2015)
- Donika Kelly, Bestiary (2016)
- Dawn Lundy Martin, Good Stock Strange Blood (2017)
- Carl Phillips, Wild is the Wind (2018)
- Franny Choi, Soft Science (2019)
- Mentions honorables
- Conclusion
- Références
La dernière décennie, s’étendant de 2010 à 2019, a été une période remarquablement fertile pour la poésie publiée en anglais. Au milieu d’un environnement mondial complexe et souvent turbulent, les poètes ont continué à créer des œuvres d’une puissance, d’une beauté et d’une pertinence étonnantes. Identifier le recueil de poèmes incontournable parmi cette production prolifique est, par nature, une entreprise subjective et difficile. Critiques littéraires, poètes et lecteurs assidus s’engagent dans des discussions passionnées, défendant les œuvres qui ont résonné profondément en eux. Reconnaissant l’importance de ces conversations, l’équipe de Literary Hub a entrepris la tâche d’identifier ce qu’elle considérait comme les recueils de poésie les plus marquants et les plus durables publiés au cours de cette période de dix ans. Leur sélection, résultat de débats rigoureux et de plusieurs tours de scrutin, offre une perspective précieuse sur les recueils qui ont façonné le paysage poétique des années 2010. Bien que toute liste de ce type soit intrinsèquement ouverte à la discussion et aux préférences personnelles, leurs choix réfléchis constituent un excellent point de départ pour quiconque recherche un recueil de poèmes incontournable de cette ère récente à lire, à étudier et à chérir. Ce qui suit est une exploration des recueils qu’ils ont mis en évidence, se penchant sur les qualités uniques qui font de chacun une contribution significative à la poésie contemporaine et un ajout digne de la bibliothèque de tout lecteur.
Les dix meilleurs recueils
Sélectionnés après d’intenses débats et votes par l’équipe de Literary Hub, ces dix recueils représentent ce qu’ils ont jugé être les œuvres les plus significatives et les plus marquantes publiées entre 2010 et 2019. Chaque livre offre une voix et une approche distinctes, contribuant de manière unique à la riche tapisserie de la poésie contemporaine.
Anne Carson, Nox (2010)
Y a-t-il jamais eu un livre tout à fait comme Nox ? Certains soutiennent que ce n’est même pas un livre, mais une boîte. À l’intérieur se trouve un objet plié en accordéon qui, à y regarder de plus près, est une copie couleur de l’un des propres carnets de Carson. C’est le carnet — y compris ses taches, ses erreurs, l’encre qui transparaît de l’autre côté des pages — dans lequel Carson a affronté la mort de son frère aîné Michael en 2000.
Couverture du livre Nox d'Anne Carson, un objet déplié en accordéon avec texte et images.
Cette œuvre étant d’Anne Carson, cet affrontement passe au moins en partie par la traduction : elle commence par un poème de Catulle, en latin, une élégie écrite après la mort de son propre frère. Carson entreprend de traduire le poème, conservant ce travail érudit sur le côté gauche — entrées de dictionnaire pour chaque mot du poème, du latin à l’anglais. Cette lexicographie équilibre sa narration éparse, qui apparaît à droite, quelques poèmes et réflexions, ainsi qu’un certain nombre de photographies, de lettres, de choses insérées. Mais bientôt, à la manière de Nabokov, la lexicographie devient une narration à part entière, et les deux fils commencent à s’entrelacer en une expression profonde du deuil ainsi qu’en une interrogation de celui-ci. C’est cette forme innovante et cette approche profondément personnelle mais érudite qui placent Nox parmi les recueils les plus significatifs de la décennie.
C’est une œuvre très originale et, honnêtement, seulement à moitié de la poésie. Mais il n’y a tout simplement aucune autre catégorie pour un livre qui est autant un objet d’art qu’une œuvre littéraire, ou le poids émotionnel énorme déplacé par seulement quelques mots épars. Il est considéré comme l’un des meilleurs livres de toute sorte par de nombreux lecteurs et critiques de la dernière décennie, ne laissant guère de doute sur sa place dans toute liste recherchant le recueil de poèmes incontournable qui repousse les limites de la forme.
Terrance Hayes, Lighthead (2010)
Les poèmes de Terrance Hayes se caractérisent par leur complexité et leur dynamisme. Son écriture se déplace rapidement, avec un rythme en constante évolution et un centre en mouvement, résultant en des poèmes vifs, souvent ludiques, même lorsqu’ils abordent des sujets allant du désir à la race et à la violence. Sa prodigieuse capacité à expérimenter avec la forme et la syntaxe est pleinement mise en évidence dans Lighthead, son quatrième recueil et lauréat du National Book Award for Poetry 2010. Le poème « Lighthead’s Guide to the Galaxy » (Guide de Lighthead de la galaxie) souligne cette capacité dans une déclaration plus large sur ce qui constitue la poésie en général : « Not what you see, but what you perceive: / That’s poetry. Not the noise, but its rhythm; an arrangement / of derangements; I’ll eat you to live: that’s poetry. » (Ce que tu perçois, pas ce que tu vois : / C’est la poésie. Pas le bruit, mais son rythme ; un agencement / de dérangements ; je te mangerai pour vivre : c’est ça la poésie.)
Couverture de Lighthead par Terrance Hayes, tête avec lumière sur fond sombre.
Hayes résiste aux catégorisations faciles ou au rôle de porte-parole unique, croyant plutôt que « all words come from preexisting words / and divide until our pronouncements develop selves » (tous les mots viennent de mots préexistants / et se divisent jusqu’à ce que nos énoncés développent des moi). Lighthead est considéré comme un incroyable recueil de poèmes qui illustre ces énoncés, formant une réalisation remarquable en matière d’innovation poétique contemporaine et de profondeur thématique. Son exploration de l’identité, de la forme et de la perception a solidifié sa place en tant qu’œuvre marquante de la décennie.
Tracy K. Smith, Life on Mars (2011)
Dans Life On Mars, qui a remporté le prix Pulitzer de poésie en 2012, Tracy K. Smith illustre la nature expansive de la poésie. Elle vagabonde au-delà des limites terrestres et lève les yeux, mêlant l’histoire et la conception populaire de l’exploration humaine dans l’espace à l’histoire de son père, qui a travaillé sur le télescope spatial Hubble et dont la mort est le centre de gravité du recueil. Naviguant entre des moments singuliers de chagrin personnel et des récits pop-culturels de la course à l’espace, de la science-fiction à David Bowie, les poèmes de Smith abordent les confins de la compréhension humaine. En contemplant les premières images de Hubble, elle écrit : « We saw to the edge of all there is— / So brutal and alive it seemed to comprehend us back. » (Nous avons vu jusqu’aux confins de tout ce qui existe — / Si brutal et vivant, il semblait nous comprendre en retour.)
Couverture de Life on Mars par Tracy K. Smith, surface planétaire aride sous ciel sombre.
Mais elle ne reste pas en permanence dans le royaume de l’abstrait — une grande partie du recueil s’attarde sur les relations qui constituent nos vies sur Terre, l’immensité du deuil et son existence à une échelle à la fois personnelle et planétaire. Les poèmes de Smith abordent les catastrophes environnementales, les crimes de haine et les controverses politiques, tous intégrés dans la narration plus vaste que l’Amérique se raconte sur son rôle dans l’univers. Life on Mars est célébré pour sa capacité à connecter le cosmique et le personnel, s’établissant comme un recueil de poèmes incontournable profondément introspectif et significatif de cette période.
Natalie Diaz, When My Brother Was an Aztec (2012)
Natalie Diaz, poétesse mohave américaine et militante linguistique, possède une rare capacité à mélanger harmonieusement le personnel, le politique et le mythique. Le résultat est un recueil de poèmes qui sont des joyaux chatoyants — à la fois joyeux et horribles, tendres et brutaux, intimes et vastes. Dans son premier recueil, Diaz, membre enregistrée de la tribu indienne Gila, réfléchit avec une imagerie viscérale et un langage sensuel sur l’addiction à la méthadone de son frère, ses expériences d’enfance de la vie en réserve, l’oppression continue et la fétichisation des Amérindiens dans la société américaine contemporaine, et la nature de l’amour romantique, érotique et familial au sein des communautés autochtones.
Couverture de When My Brother Was an Aztec, visage ombragé couleurs vives.
Dans le poème-titre, Diaz puise dans les traditions mythiques chrétiennes, mohaves et grecques antiques pour évoquer une version de son frère à la fois imposante et terrifiante, une figure divine qui détruit et refait à la fois lui-même et sa famille à mesure que ses addictions le submergent. Ses poèmes, comme « Hand-Me-Down Halloween », abordent la douleur vive du préjudice et l’explosion de rage qu’il peut provoquer. Ce recueil est largement considéré comme un premier recueil brillant et profondément touchant, solidifiant la réputation de Diaz en tant que nouvelle voix puissante et faisant de son livre un recueil de poèmes incontournable abordant la vie et l’identité autochtones.
Natasha Trethewey, Thrall (2012)
Thrall de Natasha Trethewey est un recueil profondément axé sur les liens et l’identité, en particulier la relation complexe entre la narratrice, une femme métisse, et son père blanc. Il explore les connexions entre les arbitres du savoir de l’ère des Lumières — scientifiques, philosophes, artistes — et leurs sujets non blancs (et souvent féminins), ainsi que le lien entre les sujets métis des peintures des XVIIe et XVIIIe siècles et Trethewey elle-même. Le recueil explore l’histoire floue de la conquête, physique et mentale.
Couverture de Thrall par Natasha Trethewey, détail d'une peinture avec personne de couleur.
Trethewey invite de manière convaincante les lecteurs à voir ses poèmes d’ekphrasis (poèmes basés sur des œuvres d’art) à travers le prisme de sa relation compliquée — aimante, mélancolique et parfois ouvertement troublante — avec son défunt père. Cette exploration multifacette de la race, de l’histoire, de l’art et des liens familiaux fait de Thrall l’une des critiques les plus complexes, techniquement et émotionnellement, du binaire racial « noir/blanc » de la décennie et un ajout significatif au domaine de la critique d’art au sein de la poésie. Il se présente comme un puissant recueil de poèmes incontournable pour son examen sans concession des vérités historiques et personnelles.
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Mary Szybist, Incarnadine (2013)
Incarnadine est un livre imprégné du divin, particulièrement centré autour de l’Annonciation, qui réapparaît dans des endroits inattendus comme Kenneth Starr, Lolita et les papillons. Pour les lecteurs de toute origine spirituelle, le recueil parle de l’expérience humaine universelle du désir ardent, en particulier pour et craignant l’inconnaissable. Ces 42 poèmes sont incantatoires et innovants — employant des formes comme des abécédaires, des poèmes concrets en forme de soleil, des phrases diagrammées et des collages.
Couverture du livre Incarnadine par Mary Szybist, fond sombre texturé avec objet rouge vif.
Lorsqu’il a remporté le National Book Award for Poetry 2013, les juges ont loué son mélange d’esthétiques traditionnelles et expérimentales pour refondre le mythe de la Vierge Marie biblique pour l’ère moderne. À travers des paroles vulnérables, des formes surprenantes et un mélange de sympathie et d’humour, Szybist sonde les nuances de l’amour, de la perte et de la lutte pour la foi religieuse dans un monde qui semble souvent la contredire. Incarnadine est célébré comme un livre religieux accessible aux non-croyants, et un livre de doutes nécessaires pour les croyants, ce qui en fait un recueil de poèmes incontournable unique et émouvant de la décennie.
Claudia Rankine, Citizen: An American Lyric (2014)
Citizen de Claudia Rankine est largement reconnu comme un livre séminal de la décennie, transcendant les catégories pour devenir un texte crucial. Cette œuvre hybride spéciale est en partie poésie, en partie essai critique, utilisant la forme scénaristique, des captures d’écran, de l’art et des images emblématiques de la culture pop. Il a remporté le National Book Critics Circle Award en poésie en 2014 et a été finaliste pour le même prix dans la catégorie critique, soulignant sa structure unique et son impact.
Couverture de Citizen: An American Lyric, figure sombre floue sur fond blanc.
Citizen offre une évaluation complexe du racisme dans l’Amérique contemporaine, opérant à l’échelle micro et macro. Il aborde les propres expériences de Rankine ainsi que des histoires de personnalités éminentes comme Serena Williams et Zinedine Zidane, et des événements comme les contrôles d’identité abusifs (« stop-and-frisk »), l’ouragan Katrina et la violence policière. Le livre est non seulement politiquement incisif, mais aussi artistique, beau, parfois drôle, et capable d’alterner entre subtilité et acuité selon les besoins. Il explore la mémoire, l’identité, la narration, le doute de soi et l’expression de soi. Citizen a profondément ému de nombreux lecteurs et est considéré comme une œuvre qui perdurera, consolidant sa place en tant que recueil de poèmes incontournable puissant et essentiel pour comprendre la vie américaine moderne.
Robin Coste Lewis, Voyage of the Sable Venus (2015)
Voyage of the Sable Venus de Robin Coste Lewis est un premier recueil étonnant qui aborde l’histoire et le pouvoir à travers un projet unique et ambitieux. C’est un poème narratif composé uniquement et entièrement des titres, entrées de catalogue ou descriptions d’exposition d’objets d’art occidentaux dans lesquels une figure féminine noire est présente, datant de 38 000 avant J.-C. à nos jours. Cette contrainte révèle un document poétique d’une force révélatrice, découvrant une archive lyrique de corps Noirs — leur douleur, leur beauté — gravée en relief à travers des siècles de l’histoire d’autrui.
Couverture de Voyage of the Sable Venus, peinture classique figure noire.
Ce n’est pas seulement un catalogue de souffrance ; c’est à la fois une lamentation, un témoignage et une célébration. Coste Lewis opère une alchimie, transformant les descriptions des impuissants par les puissants en intimité. En subvertissant la réduction en expansion poétique, elle crée une histoire nouvelle et illimitée à travers cette œuvre textuelle curatée. Le recueil a méritoirement remporté le National Book Award for Poetry et se présente comme un monument à la puissance du texte trouvé et à la réappropriation historique, ce qui en fait un recueil de poèmes incontournable singulièrement significatif de la décennie.
Ocean Vuong, Night Sky with Exit Wounds (2016)
Ocean Vuong est reconnu comme un maître des métamorphoses subtiles mais soudaines, où le langage est dense à la fois de beauté et de violence. D’une manière ou d’une autre, dans son œuvre, ces éléments apparemment disparates se mélangent. Dans son premier recueil, Night Sky with Exit Wounds, Vuong transforme les images de terreur et de carnage en une splendeur presque féerique, souvent empreinte de sensibilités queer. Le recueil parvient à transformer la chute de Saïgon en un monde d’imagerie aussi tranchante, sanglante et brutale qu’elle l’est, étrangement, belle dans sa diction.
Couverture de Night Sky with Exit Wounds, ciel étoilé lignes rouges.
Sous le langage ensorcelant se cache une douleur palpable : membres mutilés, cadavres face contre terre, une ville en feu juxtaposés aux paroles improbables de « White Christmas » d’Irving Berlin — que Vuong note comme étant un code militaire américain pour l’évacuation pendant la chute de Saïgon. Des poèmes comme « Aubade with Burning City » sont effrayants et obsédants, leurs évocations rapides d’images sur fond musical créant quelque chose qui reste avec le lecteur, lui rappelant le pouvoir de la poésie de déranger et de résonner profondément. La capacité facile de Vuong à stupéfier fait de ce recueil un recueil de poèmes mémorable et puissant.
Danez Smith, Don’t Call Us Dead (2017)
Le deuxième recueil de Danez Smith, Don’t Call Us Dead, a réalisé le rare exploit d’être quasi unanimement salué par les poètes tout en captant l’attention d’un public plus large. Le recueil étincelle de joie, d’humour et de violence, le tout exprimé avec une grande beauté et une urgence indéniable. Smith, issu du slam poétique, infuse les poèmes d’une énergie propulsive rappelant la poésie parlée, mais ils exultent aussi dans la puissance de la page. Smith puise dans des traditions poétiques disparates pour forger quelque chose d’entièrement nouveau et captivant.
Couverture de Don't Call Us Dead par Danez Smith, design abstrait couleurs vives.
Ces poèmes sont profondément préoccupés par les corps — les corps de jeunes garçons noirs tués par la police, le propre corps de Smith après son diagnostic de VIH, les corps queer en rut. Les critiques ont noté comment les poèmes de Smith exigent compréhension et empathie, articulant un désir ardent pour un monde plus sûr pour leur communauté. Don’t Call Us Dead est célébré comme un recueil de poèmes incontournable à la fois universel et très personnel, d’une actualité brûlante et intemporel dans son exploration de la vie, de la mort, de l’identité et de la pulsation insistante de l’être.
Opinions dissidentes
Même au sein d’un groupe de professionnels de la littérature dévoués, parvenir à un consensus complet sur les « meilleurs » recueils de poésie est impossible. Cette section met en évidence les recueils qui ont suscité un fort soutien et ont apporté des contributions significatives à la décennie, même s’ils n’ont pas fait la liste finale du « Top Ten ». Ils représentent des perspectives alternatives sur ce qui constitue un recueil de poèmes incontournable de cette période.
C.D Wright, One with Others (2010)
C.D Wright était une poète d’un immense talent et d’une invention interdisciplinaire. Son livre One With Others, finaliste du National Book Award en 2011, est un poème de la longueur d’un livre qui pourrait aussi être décrit comme un documentaire lyrique. Basé sur Margaret Kaelin McHugh, une femme d’une petite ville de l’Arkansas qui fut une mentor pour Wright, le livre entreprend une sorte de journalisme de la poétique. Il transmet toute l’étendue d’un moment historique de la fin de l’ère des droits civiques avec le détail fragmentaire d’une documentariste inépuisable, utilisant des discours transcrits, des catalogues d’objets et des listes idiosyncrasiques.
Couverture de One with Others par C.D. Wright, photo N&B personnes marchant.
Le projet implique une poète blanche utilisant un personnage blanc pour saisir un moment significatif de l’histoire Noire, un choix qui invite à la réflexion. Cependant, beaucoup soutiennent que Wright a réussi à mener à bien cette entreprise complexe. Pour sa forme innovante et son engagement puissant envers une période historique critique, One With Others est considéré par beaucoup comme un recueil de poèmes incontournable vital et captivant, démontrant la vision poétique unique de Wright et son rôle de poète et de témoin.
Mark Leidner, Beauty Was the Case They Gave Me (2011)
Le premier recueil de Mark Leidner est célébré pour son humour et son accessibilité, souvent recommandé à ceux qui découvrent la poésie. Beauty Was the Case They Gave Me est véritablement drôle, sans réserve ni bémol. C’est le genre de livre qui remet en question l’idée que la poésie doit être dénuée de légèreté pour être considérée comme « sérieuse ».
Couverture de Beauty Was the Case They Gave Me, design graphique épuré texte gras.
Un poème remarquable, « Romantic Comedies », se compose entièrement de prémisses pour de tels films, offrant des observations spirituelles sur les clichés (« She likes things one way and he likes them the other » – Elle aime les choses d’une certaine manière et lui les aime de l’autre). Au-delà de l’humour, le recueil porte aussi une profonde croyance en la connexion et l’amour. Comme on le voit dans des poèmes comme « The River », Leidner articule un amour enraciné dans la familiarité et la présence plutôt que dans la grandiloquence. Beauty Was the Case They Gave Me se distingue comme un recueil de poèmes incontournable charmant et perspicace qui prouve que la poésie peut être à la fois profonde et véritablement drôle, offrant une perspective rafraîchissante sur la vie contemporaine et les relations.
Cathy Park Hong, Engine Empire (2012)
Engine Empire de Cathy Park Hong, publié en 2011, est un livre astucieux et prémonitoire qui parle des anxiétés futures tout en explorant des paysages historiques et contemporains. C’est un triptyque, avec des sections se déroulant dans l’Ouest américain pendant l’ère de la guerre civile, dans la Chine urbaine contemporaine et dans une Californie proche. Hong a décrit le rêve de la frontière comme un désir d’immortalité, reconnaissant que la construction de nouveaux mondes implique inévitablement de la violence, car les nouveaux territoires ont toujours des habitants et des histoires antérieures.
Couverture du livre Engine Empire par Cathy Park Hong, peinture éléments fantastiques.
Engine Empire traite du détachement et de la violence du « progrès » à travers ces trois paysages. Hong emploie une expérimentation formelle implacable, jouant avec le vernaculaire, le genre et la forme — utilisant des ballades, des demi-sonnets, et créant ses propres règles — pour créer de nouveaux mythes tout en remettant en question l’idée même de la création de mythes. Plutôt que d’obscurcir le sens, l’expérimentation formelle renforce la sensation cinématographique du recueil et sa résonance thématique. Cette œuvre imaginative et formellement inventive reste un puissant recueil de poèmes incontournable pour sa vision unique et sa restitution éloquente des anxiétés entourant le progrès et le territoire.
Eduardo C. Corral, Slow Lightning (2012)
Slow Lightning d’Eduardo C. Corral est un recueil profondément contemplatif qui explore les fluctuations de l’identité selon de multiples axes, se concentrant particulièrement sur ses expériences en tant qu’homme Chicano et gay. De nombreux poèmes se déroulent dans l’Ouest américain, montrant comment le même paysage peut sembler à la fois familier et étranger, reflétant comment les étiquettes et les catégories interagissent avec un moi changeant et non fixé. Comme le note Carl Phillips dans la préface, Corral suggère que le langage, comme le sexe, est fluide, dangereux et passionnant — parfois une cage, parfois une fenêtre.
Couverture du livre Slow Lightning par Eduardo C. Corral, ciel dramatique N&B éclair.
Corral évoque des figures comme les cow-boys et les agents de la patrouille frontalière, tout en confrontant les réalités du SIDA et le fait d’être appelé « illégal » en Amérique. Il explore l’alternance codique nécessaire dans la vie pratique, mais se concentre davantage sur ce que signifie exister et ne pas exister simultanément de diverses manières. Ses narrateurs sont souvent hantés par les notions de désirabilité et d’indésirabilité, ainsi que par leurs héros et leurs relations. Des poèmes comme « Border Triptych » offrent des perspectives éprouvantes sur les expériences d’autres personnes partageant les mêmes réalités. Slow Lightning est un recueil de poèmes incontournable puissant et émouvant pour son exploration honnête, complexe et magnifiquement rendue des identités qui se croisent et des paysages qu’elles habitent.
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Patricia Lockwood, Motherland Fatherland Homelandsexuals (2014)
Motherland Fatherland Homelandsexuals de Patricia Lockwood a suscité une attention considérable pour sa voix unique et son engagement sans faille envers la culture contemporaine et les sujets difficiles. Initialement perçu à travers un prisme quelque peu réducteur, le recueil a rapidement démontré sa profondeur et sa puissance.
Couverture de Motherland Fatherland Homelandsexuals, design stylisé formes abstraites.
Le poème emblématique du recueil, « Rape Joke », a été particulièrement marquant, offrant un discours sarcastique, viscéral et poétique sur le sujet de son titre qui a résonné largement. Le livre est célébré pour sa capacité à mélanger humour, culture internet et observations profondes avec une honnêteté brute. Lockwood navigue entre les thèmes du corps, de la politique et des absurdités de la vie moderne avec une originalité frappante. Motherland Fatherland Homelandsexuals est un recueil de poèmes incontournable mémorable et provocant de la décennie, marquant Lockwood comme une voix distinctive et importante dans la poésie contemporaine.
Ross Gay, Catalog of Unabashed Gratitude (2015)
Catalog of Unabashed Gratitude de Ross Gay offre une perspective puissante et opportune sur le rôle de la gratitude pour naviguer les complexités de la vie. L’attention de Gay portée au monde qui l’entoure transforme les moments ordinaires en instants de douceur inattendue et de profonde perspicacité. Le poème-titre du recueil, et le livre entier, prône la gratitude et la joie non pas comme des sous-produits naïfs, mais comme des choix radicaux, essentiels à la vie.
Couverture du livre Catalog of Unabashed Gratitude par Ross Gay, gros plan fleurs vives.
La gratitude de Gay englobe à la fois les moments d’exaltation, comme « the tiny bee’s shadow » (l’ombre de la petite abeille), et les instances de brutalité et de perte profondes. Cette approche globale reconnaît que la joie et le chagrin coexistent souvent. Le recueil résonne particulièrement fort auprès des lecteurs des communautés marginalisées qui comprennent que cultiver la joie peut être un acte de survie en territoire hostile. Catalog of Unabashed Gratitude est considéré comme une feuille de route pour trouver la lumière et la connexion, ce qui en fait un recueil de poèmes incontournable vital et émouvant pour sa générosité émotionnelle et sa profonde affirmation de la vie.
Ada Limón, Bright Dead Things (2015)
La voix dans Bright Dead Things d’Ada Limón se caractérise par sa confiance tempérée par l’incertitude. Les poèmes explorent le mouvement et le lieu, comme la transition de la narratrice de New York au Kentucky, et abordent les ambiguïtés de la vie et de la mort, comme on le voit dans la contemplation d’un opossum frappé par une voiture.
Couverture du livre Bright Dead Things par Ada Limón, photo d'un petit oiseau mort au sol.
Le recueil s’ouvre avec « How to Triumph Like a Girl », un poème qui donne un ton de mouvement et de sentiment sans excuse, évitant l’ironie pour un engagement émotionnel sincère. Limón établit des parallèles entre elle-même et les « lady horses » (juments), trouvant une force élémentaire partagée (« somewhere inside the delicate / skin of my body, there pumps / an 8-pound female horse heart » – quelque part à l’intérieur de la peau / délicate de mon corps, bat / un cœur de jument de 8 livres). Bright Dead Things est un livre qui parle ouvertement du cœur, nommant directement les émotions. C’est un recueil de poèmes incontournable célébré pour son mouvement délibéré, son errance sans excuse et ses réflexions profondément ressenties, invitant les lecteurs à se joindre au voyage et à se connecter au monde et à eux-mêmes à un niveau profond.
Donika Kelly, Bestiary (2016)
Dans son puissant premier recueil, Bestiary, Donika Kelly demande : « What menagerie / are we. What we’ve made of ourselves. » (Quel bestiaire / sommes-nous. Ce que nous avons fait de nous-mêmes.) Le titre fait allusion aux volumes médiévaux illustrant des animaux avec des histoires s’apparentant à des fables. Kelly peuple ses pages de bêtes mythologiques — sirènes, griffons, loups-garous, satyres, méduses — et de monstres humains, les refaçonnant pour explorer l’idée que les êtres humains sont faits de parts égales d’amour et de cruauté. Son imagerie, sa narration et son refaçonnage du mythe rappellent le travail des maîtres féministes du conte de fées.
Couverture du livre Bestiary par Donika Kelly, formes abstraites créatures mythiques.
Bien que le recueil fasse écho à des aspects de l’histoire personnelle de Kelly, le recours aux monstres archétypaux lui confère une résonance universelle. Comme le note Nikky Finney, Bestiary enseigne que rien n’est entièrement noir, féminin, masculin, humain ou propre. Les poèmes de Kelly ne sont pas toujours expansifs à la fin ; au lieu de cela, elle laisse souvent le lecteur sur le fil, le cœur serré, délivrant des lames parfaitement affûtées après une montée lente et rythmique. Cette approche place le lecteur dans un état de calme, lui permettant d’affronter la douleur, la mémoire et le traumatisme. Bestiary est un recueil de poèmes incontournable captivant pour son imagerie saisissante, son exploration intrépide de thèmes difficiles et sa capacité à percer et à secouer le lecteur pour une compréhension plus profonde.
Dawn Lundy Martin, Good Stock Strange Blood (2017)
Publié en 2017, trois ans après l’impact de Citizen, Good Stock Strange Blood de Dawn Lundy Martin est un recueil puissant et mature profondément engagé avec les réalités des corps Noirs en Amérique. Martin pose des questions fondamentales, telles que « Why doesn’t one just die? » (Pourquoi ne meurt-on pas tout simplement ?), et répond que la survie vient de la capacité à imaginer quelque chose de radicalement différent des réalités oppressives. « No death », affirme-t-elle, « But, instead the door. » (Pas de mort, Mais, à la place, la porte.)
Couverture du livre Good Stock Strange Blood par Dawn Lundy Martin, image sombre abstraite touches de rouge.
Cette porte s’ouvre sur une collection diversifiée de poèmes centrés sur la manière dont les corps Noirs sont construits, conceptualisés, soignés, atomisés et ruinés. Martin révèle un sentiment d’étonnement que la vie persiste au lendemain des morts Noires violentes, explorant comment ces corps possèdent un poids physique même s’ils sont souvent rendus invisibles ou vulnérables au mal. Malgré l’espace blanc significatif sur la page, les paroles de Martin sont textuellement denses et difficiles, exigeant du lecteur un engagement actif. Good Stock Strange Blood est un recueil de poèmes incontournable vital et inflexible pour son regard sans concession sur la violence raciale et son exploration de la résilience et de l’imagination comme moyens de survie.
Carl Phillips, Wild is the Wind (2018)
Carl Phillips est un poète dont l’œuvre suscite souvent une réponse profondément personnelle et transformatrice chez les lecteurs. Wild is the Wind est un recueil que beaucoup trouvent indispensable, offrant des moments de clarté et un profond sentiment de compassion. Les phrases attentives et méditatives de Phillips donnent l’impression d’un narrateur qui s’accorde l’espace pour articuler l’ambiguïté sans avoir besoin de la résoudre, et qui peut reconnaître la beauté sans s’y accrocher.
Couverture du livre Wild is the Wind par Carl Phillips, image abstraite floue couleurs sourdes.
Dans ce recueil, les questions sur l’attachement et l’engagement se déploient délibérément. Phillips contemple la nature du regret, suggérant qu’il s’agit peut-être simplement de regretter des choses qu’on ne voudrait pas retrouver, et qu’avoir tort ne signifie pas nécessairement perdre son temps car « What hasn’t been useful? » (Qu’est-ce qui n’a pas été utile ?). Il revient constamment au thème de l’impermanence dans le monde naturel — la lumière, l’eau, les saisons — portant une attention particulière aux changements subtils qui marquent le passage du temps, la formation du désir et la cristallisation de la connexion. Wild is the Wind est un recueil de poèmes incontournable généreusement rendu qui invite les lecteurs dans un espace méditatif pour contempler l’amour, la perte et le monde en constante évolution.
Franny Choi, Soft Science (2019)
Soft Science de Franny Choi est un recueil captivant et inventif qui séduit immédiatement. Il commence par un glossaire de termes, offrant des définitions comme « a ghost is defined as ‘the outline of silence,’ » (un fantôme est défini comme « le contour du silence »), ce qui établit un ton et un cadre uniques. Un élément structurel clé est le test de Turing récurrent, un test pour déterminer la conscience, qui commence chaque section, créant un cadre intrigant pour les poèmes qui suivent.
Couverture du livre Soft Science par Franny Choi, illustration tête circuits.
Tout au long du recueil, la narratrice passe fluidement de l’état de cyborg à celui d’humain de chair et de sang. Cette confusion délibérée confond brillamment l’expérience d’être une machine et d’être une femme (spécifiquement une femme de couleur), soulignant les attentes sociétales, le langage imposé aux individus et les exigences d’obéissance. Tout en explorant des thèmes sombres, il y a aussi une grande part de ludisme, comme on le voit dans des poèmes comme « The Cyborg Wants To Make Sure She Heard You Right » (La cyborg veut s’assurer qu’elle t’a bien entendu), qui intègre des rétrotraductions Google Translate de tweets, et des titres comme « I Swiped Right on the Borg » (J’ai balayé à droite sur le Borg). Soft Science est un recueil de poèmes incontournable fascinant qui utilise la technologie et des thèmes spéculatifs pour explorer des questions complexes d’identité, de langage, de corps et de la nature de la conscience dans le monde moderne.
Mentions honorables
Le processus de sélection d’une liste finie signifie inévitablement que de nombreuses œuvres méritantes ne figureront pas sur la liste finale. La liste suivante comprend d’autres recueils de poésie publiés entre 2010 et 2019 qui ont été sérieusement envisagés et représentent des contributions significatives à la poésie de la décennie. Ils sont fortement recommandés aux lecteurs à la recherche d’une collection de poèmes diversifiée et étendue de cette période.
- Kay Ryan, The Best of It (2010)
- Christian Winman, Every Riven Thing (2010)
- Laura Kasischke, Space, In Chains (2011)
- Nikky Finney, Head Off & Split (2011)
- Quan Barry, Water Puppets (2011)
- Jenny Boully, Not Merely Because of the Unknown that was Stalking Toward Them (2011)
- Sharon Olds, Stag’s Leap (2012)
- D. A. Powell, Useless Landscape, or A Guide for Boys (2012)
- David Ferry, Bewilderment (2012)
- Patrizia Cavalli, tr. Gini Alhadeff, My Poems Won’t Change the World (2013)
- Rebecca Hazelton, Vow (2013)
- Matt Rasmussen, Black Aperture (2013)
- Corey Van Landingham, Antidote (2013)
- Frank Bidart, Metaphysical Dog (2013)
- Vijay Seshadri, 3 Sections (2013)
- Athena Farrokhzad, tr. Jennifer Hayashida, White Blight (2013)
- Gregory Pardlo, Digest (2014)
- Saeed Jones, Prelude to Bruise (2014)
- Ed Hirsch, Gabriel (2014)
- Louise Glück, Faithful and Virtuous Night (2014)
- Terrance Hayes, How to Be Drawn (2015)
- Elizabeth Hewer, Wishing for Birds (2015)
- Brittany Cavallaro, Girl-King (2015)
- Richard Siken, War of the Foxes (2015)
- Peter Balakian, Ozone Journal (2015)
- Eileen Myles, I Must Be Living Twice (2016)
- Ishion Hutchinson, House of Lords and Commons (2016)
- Solmaz Sharif, Look (2016)
- Tyehimba Jess, Olio (2016)
- Daniel Borzutzky, The Performance of Becoming Human (2016)
- Eve L. Ewing, Electric Arches (2017)
- Layli Long Soldier, Whereas (2017)
- Maggie Smith, Good Bones (2017)
- Kaveh Akbar, Calling a Wolf a Wolf (2017)
- Frank Bidart, Half-light (2017)
- Lawrence Joseph, So Where Are We? (2017)
- Terrance Hayes, American Sonnets for My Past and Future Assassin (2018)
- Ada Limón, The Carrying (2018)
- Diana Nguyen, Ghost Of (2018)
- Analicia Sotelo, Virgin (2018)
- Justin Phillip Reed, Indecency (2018)
- Mary Karr, Tropic of Squalor (2018)
- Ilya Kaminsky, The Deaf Republic (2019)
- Jericho Brown, The Tradition (2019)
- Brittany Cavallaro, Unhistorical (2019)
- Morgan Parker, Magical Negro (2019)
- Rebecca Hazelton, Gloss (2019)
Conclusion
Explorer un recueil de poèmes incontournable est une entreprise extrêmement enrichissante. Les recueils mis en évidence de la décennie 2010-2019 montrent l’incroyable diversité, l’innovation et la puissance émotionnelle présentes dans la poésie contemporaine. De la forme audacieuse de Nox d’Anne Carson au commentaire social urgent de Citizen de Claudia Rankine, des paysages personnels mythiques de Natalie Diaz et Ocean Vuong, du jeu formel de Terrance Hayes et Mary Szybist, de l’excavation historique par Robin Coste Lewis et Natasha Trethewey, de la gratitude joyeuse de Ross Gay, de la voix introspective de Tracy K. Smith et Ada Limón, des puissants bestiaires de Donika Kelly, des réflexions méditatives de Carl Phillips, et des explorations d’identité infusées par la technologie de Franny Choi, ces livres offrent une tapisserie riche et diversifiée de l’expérience humaine.
Ces recueils, qu’ils figurent sur la liste principale ou dans les mentions honorables, représentent des réalisations artistiques significatives. Ils remettent en question les conventions, abordent des thèmes complexes et offrent des moments de beauté et de perspicacité profondes. Pour quiconque cherche à approfondir son appréciation de la poésie ou à découvrir de nouvelles voix, explorer ces sélections est un excellent point de départ. Ils démontrent le pouvoir durable de la poésie à saisir l’essence d’une époque et à résonner auprès des lecteurs à un niveau profondément personnel. Nous vous encourageons à choisir un ou plusieurs de ces titres et à laisser les mots qu’ils contiennent s’épanouir dans votre propre imagination. Quels ont été vos recueils de poésie préférés de cette décennie ? Partagez vos réflexions et poursuivez la conversation sur le recueil de poèmes qui vous a ému.
Références
Cet article est basé sur une sélection des meilleurs recueils de poésie publiés entre 2010 et 2019, telle que débattue et votée par l’équipe de Literary Hub. L’analyse et les commentaires pour chaque recueil sont dérivés de leurs critiques et descriptions publiées de ces œuvres. Cette liste sélectionnée représente leur avis d’expert sur les réalisations poétiques significatives de cette décennie spécifique.